CHAPITRE III
SOMMAIRE
L'armée dahoméenne. — l"* cxpédilion du Dahomey (1890). - - Arrangement du 3 octobre 1890(1892). — 2« expédition du Dahomey (1892). — ^ Prise d'Abomey. — 3* expédition du Dahomey (1893 à 1894). — Capture de Héhanzin.
L'armée dahoméenne.
De tous temps le Dahomey a passé pour avoir une or^^-anisation militaire remar([uable, quand ce n'était en réalité qu'un peuple d'audacieux pillards, habitués au vol et au brigandafi^e.
Cette réputation guerrière lui vient surtout des négriers ([ui étaient enchantés de trouver rapidement, sur les divers points de la côte, les milliers d'esclaves nécessaires à la traite et (ju'ils chargeaient à destination de l'Américpe. (les malheureux provenaient des prisonniers faits annuellement dans les razzia qu'au moment des saisons sèches le roi faisait exécuter ré«^ulièrement parmi les populations voisines, paisibles et inolfensives, quoique braves et fortes. Mais dès que les eaux remontaient dans les fleuves, les bandits s'empressaient de regagner leur territoire, protégé naturellement par ces mêmes cours <i*eau.
Au Hahomov, rarniée proprement dite se composait des irnupeit rtyniicres permanentes et des contingents de réserve^ ivuuis soiiloinont uu moment et selon les besoins des expéditions pi*ojolôos.
ia»s tnmpos ôtaiiMit recrutées aussi bien chez les femmes t|Uo |mrnù los hommos.
I'' ARMÉE RÉCriAÈRE
haus Tannôo t\"^i^ulièro qui servait en temps de paix, les lionnuos piuiaiout lo nom de stoflimatas et les femmes d'ama- ,M»*ii\v. r.os rorps formaient la j^^arde du roi, et on y incorporait loH rM'IuNos du rvn, les prisonniei*s de guerre, les volonhuros ri Ion pnvs sujols do la {Htpulation du royaume. Aussi ponM'diUout »U Uml 00 ipiHl fallait pour réussir dans le bri- ^(ihda^o
I ON aiu;r'onos otaiout iwrulôos {Kirmi les filles de la nation, loM pnNomuôivv Luiov,^ Ki î^uorrw les femmes coupables d'adulloio ou \r,\uh\*v oîuuo<. i^a los habituait au niauiemsnt des «inuo». \{ A\\\ \Ax\^ ùliicauls o\oroioos: elles étaient vouées au »oliU.»l '.ou*. Us jviuos los plu^ sovoros, et le roi soûl pouvait, o\» t'j»lh»nnv^llomv*tU. los vlvMinor on mariajre k ses g'uerriers les plu-i moi it.n\ts
l.vMn ls\uiU' v"si lo.u aô::v oo vjuo dit la légende: avec leur n»i|»o» l Uo»n\u.»sx,\ vo v, oCaiouC vJUo do noires vira j^os tK*s féroces ol »l un\^ Im\\\o;u\^ v;',\x vy,v'.v\ 1\\;- Tinlucation toute virile qui loui oLiil »Kn\',^x\ k'.Iv'n ''.^v.v.au :i: î'olite do l'armée daholuoonuo
I \'*» soMai*' o'v :nn V.. .: \\v i\*:.:s ^rivap^^s à d;?s cabécores
^\li doj^iulju \ît » .:\ .. ^ - .L-- ^.\-:..:s calHv{*res commandant
'nx\' . ds a\,v.x .:. V . .. V. . -. < .:s-r^r\lro do |>etits jrradés
■ l-*es elle f S des amazones étaient choisies parmi les femmes les plus» âgées ou les plus vaillantes à la guerre.
Conlrairemeiit à ce que Ton pourrait croire, les amazones combattaient à pied, le cheval étant presque inconnu au Dahomey, et elles n'étaient pas obligées de se brûler le sein droit, conime on T exigeait de leurs sœurs dans l'antiquité.
Les troupes régulières étaient maintenues dans un état d'entraînement continuel, fanatisées qu'elles étaient par le roi et les féticheurs.
KUes restaient toujours groupées autour de la capitale, et leurs chefs les tenaient constamment prêtes à entrer en campag'ne.