U3 O 20 O •«-" 'N »N CO
es
3 = .. en
es es
B en
.. en a.o
en B
B-2 en Z^ en • r3
«es ««s <<S
M SA O <Nart
Dahomey, cette exhibition de fétiches est surprenante, et leur présence à Paris est une preuve de la confiance dont jouit le Gouverneur auprès des noirs. M. Ballot a promis que tous ces objets vénérés par les féticheurs retourneraient intacts au Dahomev et cela a suffi.
Aussitôt l'Exposition fermée, ces animaux bizarres, cuirassés de fer blanc et de cuivre, retourneront à Abomey, où ils seront rendus à la vénération des féticheurs.
La série des sièges des rois qui se sont succédé sur le trône d'Abomey est complète, depuis celui de Dako-Donou, premier roi, jusqu'au siège de Ago-li-Agbo, successeur de Béhanzin.
Les plus intéressants sont ceux de Agonglo, septième roi, recouvert de feuilles d'argent, et de Guézo, huitième roi, qui repose sur quatre crânes humains.
A signaler parmi tant de choses, dont la plupart ont une histoire, et qui méritent toutes l'attention du visiteur, une superbe défense d'éléphant, appartenant au gouverneur Ballot et dont le poids dépasse 00 kilos.
légalement doux tams-tanis monstres, le mule et la femelle, faisant partie de la jolie collection d'instruments de musique de M. le comte Louis d'Osnioy, administrateur des colonies.
Dans des vitrines ])lates, Ton peut admirer une importante collection de bijoux d'or, d'argent, de bronze et de verroteries, fahri([U(''s au Dahomev.
Vn certain nombre de ces bijoux est l'œuvre de O'Bassa, un bijoutier indigène ({ui fait partie du détachement envoyé à l'b.xposition universelle.
Dîins les autres vitrines, des armes et des petits objets divers sont exposés. Sur un plateau de velours blanc, les in^i'Mies des (lilVérents Ln*ades de l'ordre de l'I^toile noire sont présentés à côté de la médaille commémorative de la campagne (lu Dahomev et de la médaille coloniale.
514 LE DAHOHET
trois remarquables morceaux de sculpture sont dus au talent du statuaire Charles Perron, qui a obtenu une deuxième médaille au Salon de 1899.
Les murs de la seconde pièce, moins grande que la précédente, sont garnis de vitrines hautes.
L'intérieur du bâtiment répond à Textérieur. Les meubles ont des formes lûzarres, ils sont bariolés de peintures grossières et ornés de récades, de coupe-coupe et de masques dahoméens.
Dans les deux salles, courant tout autour, une curieuse Crise peinte par Georges Gamier, à la manière naïve des indigènes du Dahomey, représente des scènes de la vie indigène.
Dans la première salle, nous avons vu la chasse, la pèche, le palabre, etc. ; dans celle-ci, nous remarquons la cueillette des noix de palme, la fabrication de Thuile de palme, les potiers, les tisserands et les ouvriers d*art.
Les produits du Dahomey occupent une placé importante dans cette seconde salle.
La vitrine de gauche contient, dans de grands bocaux, des régimes du palmier à huile, dans un autre, des noix détachées de ces réjjimes, puis encore les amandes extraites de ces noix, et enfin, dans plusieurs récipients semblables à ceux qui sont disposés dans la salle, de Thuile de palme provenant, soit de la pulpe des noix de palme, soit des amandes de ces noix.
De l'oléine, de la glycérine, des bougies et des savons de toilette démontrent quelles sont les principales applications industrielles ([ue Thuile de palme est susceptible de recevoir.
Les deux tableaux ci-contre, placés dans la vitrine, indiquent les quantités d'amandes et d'huile de palme exportées par la Colonie de 1891 k 1899.
LE DAHOMEY ET DÉPENDANCES A l'eXPOSITION DE 1900 515