‹ Dahomey et dépendances (volume 2)Chapitre 68 sur 70 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Par les statistiques rassurantes et pleines d'espoir qui sont exposées dans les chapitres qui précèdent, on a pu se rendre compte que la situation générale de notre jeune colonie est des plus satisfaisantes, et que le Dahomey est assurément une acquisition heureuse pour la mère-patrie.

Ces brillants résultats sont dus à Théroïque général Dodds, le vainqueur de Béhanzin, et au gouverneur Victor Ballot, rhabile organisateur du pays.

Parla conquête, accomplie par une poignée de braves savamment dirigés, nous avons délivré des peuplades douces et intelligentes de leur monarque sanguinaire ; des cruels sillons ouverts parla guerrejaillit maintenant une admirable floraison de civilisation, de progrès et de paix. Ce ne sont pas là les seuls elîets de notre généreuse intervention. I/occupation du pays nous ouvrait en môme temps les routes du Niger que M. Ballot et ses hardis collaborateurs ont su si habilement couper à nos voisins, Anglais et Allemands.

Mais il ne suffisait pas d'avoir opéré la conquête de la colonie, il fallait aussi en tirer parti et savoir la rendre féconde par sa mise en valeur. Cette organisation est Tœuvre personnelle de M. Victor Ballot et il a le droit d'en être lier.

Sous son intelligente et sage administration, le pays s'est modifié peu k peu; les chemins se sont améliorés, des routes se sont ouvertes vers l'intérieur, un wharf a été construit à Kotonou, un réseau de plus de deux mille kilomètres de

Le Dahomey. 34

33U LE BAHOMET

]i{>:nes télégraphiques sillonne la colonie, reliant ent ]| tous les postes et assurant les communications avec le

et le Soudan français, enfin une voie ferrée destinée à rOcéan au Niger, est en cours d^exécution. Tout en pro à ces importants travaux d*utilité publique, la colonie i mit une brillante situation financière. Les hordes pil du Dahomey se sont transformées, comme par enchante en un peuple paisible, facilement dirigeable, porté au I |J et au négoce, et aujourd'hui les plus farouches des guc

de Béhanzin sont nos plus dévoués auxiliaires pour la et le maintien de Tordre dans la colonie.

Par ses productions variées et abondantes décrites haut, le Dahomey est de nature à rémunérer convenabh les capitaux employés à les exploiter.

Uavenir économique de la colonie parait donc magn et il fait naître de grands espoirs ; ils se réaliseront cerl ment le jour où, grâce à Touverture du trafic du chemin de pénétration, les riches produits du mystérieux coni noir viendront affluer sur nos marchés et dans nos por Thuile de palme viendront s*ajouter la gomme, le caoutcl le beurre végétal, l'ivoire, les fourrures et bien d'à richesses encore ignorées. Les transactions deviendront de plus en plus importantes entre Thinterland et la côte, prospérité du pays sera assurée pour toujours.

Ce n'est donc pas seulement une œuvre de conquête ( pacification qui a été accomplie au Dahomey, c*est auss ce sera surtout désormais, une œuvre de colonisation et ti ploitation.

Les années qui viennent seront capitales pour notre coloi S les principes qui y ont été appliqués ont déjà porté de 1 fruits, c'est î\ la longue seulement qu'ils donneront des f tats dooisifs. Cos résultats J0tÊÊt d^aUleurs ni loint;^)

L AVENIR DC DAHOMEY — OO'iXL'SlU.NS

problématiques. Ils sont, dès maintenant, prévus t-t escompté^:. Il appartient au Gouvernement par sa fermeté, à l'esprit puljlic par son initiative, d'en presser la rêalisiition et ilcn •'t».'n«ln« la portée.

Le Dahomey sera alors la plus tlnriss;inte de ni>s c<»lonii'«i africaines, et la France aura prouv/'. une fnisdf plu'^.'iui' -^m l^énie colonisateur est aussi fécond <|ue celui de s«-s i ..ncurrents.

Mais pour atteindre ces résult:its mt.'rveillt'ux. il f:iut.

dans les vastes pays récemment soumi«^ a notr^- iixlhi»-iice,

des colons et des néjjrociants pour amener au trMv:iil l«rs

indigènes et pour utiliser le colosN.'d c:i|)it.'«l liunNiin

c[u" offrent les races noires.

Nous n'avons eu d'autre Iml en puljli;iiit < ri ouvr.i;:*'. ••*. nous nous croirons amplement déiloiiim;i;^i-N <h: no^^ ]i<-iii''s »i. \titr nos efforts, nous parvenions ;i (h'-c'uirr qu»-lqu'-«*-u[i^ '!»- nos compatriotes à aller tenter la fortune ;iu iJahom^-y.

Composition du Conseil d'administration

de la colonie du Dahomey et dépendances

à la date du l*'' Janvier 1900

MM. Victor Ballot, gouverneur, Président; P. Pascal, secrétaire général, membre; . J. Saconian, trésorier-payeur, membre;

Fonssagrives, administrateur colonial, membre; Le docteur Gouzien, chef du service de Santé, membre : Hobaglia, chef du service des douanes, membre: Montaignac, négociant, membre titulaire ; A. Olivier, négociant, membre titulaire; Paraïso, propriétaire, membre titulaire ; Baudry, négociant, membre suppléant ; J. Annaiulon, négociant, membre sujtjflcant : Badou, négociant, membre suppléant :

Molex, clicf du secrétariat du Gouvernement, sevréfiiirc-arc/iiris/r.

râste des notables commerçants français, étrangers

et indigènes de la colonie.

A poRTO-.\ovo :

Bouclier, — Towalou-Quenum.

Boulangers. — Armandon, Campos ^Ag.), Towalou.

Négociants français. — Armandon père et filf», Fabre (Cyprien) et C'« (Montaignac. agent général;, Ijaimbotin, Layet de Gastaud et C'^, Mante frère» et Ikirelli de Hégis aîné (Baudry, agent général , Maurice Olivier, Armand etC** (Deleuze, agent).

Négociants étrangers. — Gottschalk et O, Ilolt et Wel»h, Konigsdorfer, Ungebauer 'C. , Viélor, Walkden ^Jolinj, Witt et Busch.

Négociants indigènes. — Angf^lo. Bad/m ^V,^, iMminm (A. G. de), Paraïso, Tertuliano hlouU:iro, K/riili^/^

A ABOMKV-<;Af.AVI :

Négociants français. — Fabre Cypri-ïii et i'r,^MlHuU' frkmà et Borelli de Régis aine.

Négociants étrangers. — G^d-rlt C^, JfoH^d Wa;U)|/

Négociant français. — MacJiubv.

Négociants créoUs. — lïAlswM^. ^iitmiHflPiâiut^. f J.), Missi, Pinto J. , Ké;fo ShuV/h ^F.y, 1'tM;iiiM«| Ilayé (J.)

A AVRÉKÉTÉ l

Négociants français. — Fabre (Cyprien) et C'*, Mante frères et Uorelli de Régis aîné.

A GODOMEY *.

Séfjocianis français, — Fabre (Cyprien) et C'*^, Mante frères et BorcUi de Régis aine.

A GRAND-POPO l

Négociants français, — Bernard (A. V.) et C'**, Fabre (Ci et C'*, Mante frères et Borelli de Régis aîné, Gomez.

Négociants étrangers, — Goedelt (C), Viétor (J.-K.), Rustico (E.), Trangott, Solhier et G'*, Wolber et Zimmermann, J. Akernburn, Althof, Medeiros et G'*^.

Négociant indigène, — Tévi Agbomé.

A KOTOxou :

Négociants français, — Armandon père et fils, Fabre (G.) et G'*, Mante frères et Borelli de Régis aîné, P. Layet (le Gastaud et G'*^.

Négociants étrangers, — Goedelt (G.), Walkden et C"\ Konigsdorfer.

Négociant indigène, — Badou (V.).

A wHYDAii :

Négociants français. — Fabre (G.) et G'*', Mante frères et Borelli de Régis aîné, II. Layet et G'*^, Witt.

Négociants étrangers. — Goedelt (G.), Viétor et G'".

Négociants indigènes. — Julio de Medeiros et G'*", Nicolas Rego, Gonsalvez, Germano da Souza, d*01iveira frères, dWlnieida frères, Taglia.

LISTE DES NOTABLES COlklMERÇANTS

Négociants français.

Négociant indigène.

A SAYi :

- C.-F. Fabre et C'*.

César de Médeiros.

A ALLADA :

MM. Saudemont et Thierry, planteurs.

A SAGOX-ZAGNANADO :

Négociants français, — Ârmandon père et fils, Saudemont et C\

Négociant étranger. — Ungebauer.

A DOGBA, KÉTOU ct dans les territoires de ouÉRÉ et des adjaas :

Compagnie française de TOuémé-Dahomey.

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