I.K DAJIOUKY
était vêtue h sa guise, l.cs guerriers étaient couverts «l'ainu- Ictles pour se préserver des balles ennemies.
l.cs amazones avaient pour costume un pantalon bleu court ,
arrivant aux genoux, et une petite jupe qui le couvrait en ^
grande partie. Un morceau d'ctolTc bleu ou gris leur couvrait les épaules et la poitrine; il était maintenu t> la taille par une cartouchière tenant lieu de ceinture.
I.a tactique dahoméenne a toujours été basée sur l'instinct du pillage qui domine chez le Dahoméen ; elle consiste il s'nssurcr le succès par surprise et avec le moins de danger possible. Quand la suqirisc était éventée et qu'il fallait combattre en rase campagne, ces bandes de brigands montraient cependant un courage féroce.
Les guerres avaient lieu sans déclaration préalable. Dès que les rois avaient besoin d'argent ou de prisonniers ct que le moment des basses eaux était proche, ils donnaient l'ordre de j
mobilisation au Mingan ou ministre de la guerre qui le transmettait au niovcn de messagers dans toutes les parties du royaume. En peu de jours les hordes dahoméennes étaient sur j
pied; elles tombaient aloi-sà l'iniprovistesurlcurs malheureux j
voisins, inconscients de l'attaque et du danger; elles razziaient ^
les villes et les villages sans défense, incendiaient les cases on se retirant, cnimcnaicnt en esclavage les prisonniers tombés en leur pouvoir, et qui servaient à la traite ou de victimes pour les grandes coutumes d'.Vbomey.
De retour dans la capitale, le roi distribuait ii ses chefs et k scs soldats des cadeaux jiris sur le butin pour récompenser leur courage et leur bravoure. Puis, les guerriers se livraient j
k des pantomimes et k des danses accompagnées de chants pour j
célébrer leur victoire.
Au moment de notre guerre avec le Dahomey, l'armée avec sa réserve était forte d'environ 12.000 k l.ô.OOO guerriers.