LA CONQIÈTE DL DAHOMEY
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I.cs liommes formaient H régiments d’un effectif de 800 soldats clia([ue, et les amazones étaient divisées en 3 brigades de 1 .000 combattantes chacune.
Clnujue brigade comportait des cspingolicres, des chasseresses d'élépbants armées de couteaux, des coupcuscs de têtes munies de gigantcsriues rasoirs, des archères armées d'arcs et de nèches empoisonnées, mais surtout des mous(|uctaires munies de fusils pierre.
Les femmes de la réserve portaient une petite massue destinée à frapper l’ennemi aux jambes 2>our l’empêcher de fuir; elles étaient, en outre, munies de corilclettcs pour garrotter les captifs, et de sacs pour rapporter les têtes coupées sur le champ de bataille et pour lesquelles le roi leur allouait une prime.
Ces régiments possédaient des drapeaux immenses et en grande quantité. Ils étaient ordinairement <’i fond blanc et ])ortaient en a[qiIication des armes, des animaux et des sujets macabres; quelques-uns étaient ornés de mêchoires humaines cliquetant au vent.
Les chefs ou cabécères |>urtuient la hache, insigne du commandement.
I.'armcment de l'infanterie était très varie et parcourait toute la série des armes |>ortatives, de|)uis le fu^il h pierre jusqu'aux systèmes les plus récents et les jjlus perfectionnés : Suider, Winchester, Chassepot, Spencer, WerndI, Peabody, Malinncher, Martini, etc...
L’artillerie était traînée è la bricole; elle se composait de pièces de différents modèles très modernes.
Le service des ambulances fonctionnait également : seulement au lieu de brancardiers, on traînait les blessés sur le sol, jusqu'il ce qu'ils fussent en sûreté. Inutile de dire que la plupart moururent des suites du voyage fuit en des conditions si peu confortables.
LE DAHOMEY
On par les renseijjncmenls (jui précèdent que nos adver-
saires n'élaienl pas à mépriser; ils possédaient des fusils à tir rapiile cl étaient décidés à comhaltinî juscpfà la mort, pour ]a<lucUc ils témoignaient un profond dédain. Leur nombre était, de plus, supérieur au cbilTrc des forces franvaises envoyées au Bénin.
Une autre difTicullé aussi de la campagne, était que nous ij^norions complètement la topographie de l’intérieur du pays, en dehors des villes du littoral et des bords de TOuémé.
Première expédition du Dahomey (1890).
Composition de la colonne expéditionnaire.
Ainsi qu’il a été dit au chapitre précédent, \cSané arrive le 13 février à Kotonou avec 80 tirailleurs gabonais; VAriège débarque, le 20, le commandant Tcrrillon, deux compagnies de tirailleurs sénégalais et un détachement d'artillerie.
A la dote de ce jour, rcffoctifde la colonne expéditionnaire était donc le suivant :
A KOTONOU
Etat-major, — MM. Terrillon, chef de bataillon commandant la colonne; Septans, capitaine d'état-major ; Collombier, lieutenant adjoint; Dodart, médecin de 2* classe.
U COQIÈTE DU DAHOMEY
Troupes. — 2' C™ tic tirailleurs sénégalais : Capitaine Lemoine, lieutenant Iluillard, sous-lieutenant ïiCTon, souslieutenant indigène, Suleymann-Dieneq. — 9 sous-olTîciers et 109 soldats.
Orticicrs üc la colonne expéditionnaire.
i' 0' de tirailleurs sénégalais : Capitaine Pansier, lieutenant Lagaspie, sous-lieutenant Mousset, sous- lieutenant indigène Yoro-Cumba. — 1 0 sous-olllciers et 111 soldats.
Une section de la 10*C'*'de tirailleurs sénégalais : Sous-lieutenant Szyinanski. — 1 sous-officicr et2i soldats.
C" de tirailleurs gabonais : Capitaine Oudard, lieutenant
Ia D*home^. I
LE UAIIO.MEÏ
ConijHTnt, -sous-lu'utenunt Tuumanô-Aï-Sla. — G sous-officiers cl CO soldats.
l'n dôlaclicmcnt des 23' et 2ü' fiatlcries d'artillerie de inariue : I sous-officier, I artificier cl 10 artilleurs.
A rOKTO-NOVO
3 scclious de la 10' (i"dc tirailleurs sénéjjalais ; capitaine Ariioux, médecin de 2' classe Uoux. — 3 .sous-officiers et 121 .soldats dont 8 artilleurs et 3 infirmiers.
Un détacliemcnt de la 10" G'' de tirailleurs sénégalais : Un sous-olficier et 0 hommes.
A GBAXD-POPO
Un détachement de la 10' O' de tirailleurs .sénégalais : Souslieutenant Martineau et 12 hommes.
Soit un effectif total de 19 officiers, 31 sous-officiers et 138 soldats européens et indigènes, répartis en l postes.
Un rade, croisait le Sané, commandé par le capitaine de vaisseau Fournier.
L’armement dos différents postes était le suh'ant ;
Porlo-Xovo, — l canons de 1 racés de montagne, approvisionnés h G3 coups par pièce, et 36.000 cartouches modèle
Grantl-Pupo. — 3.000 cartouches modèle 1871.
Ajoué. — l. 000 cartouches modèle 1871.
Les troupes furent logées à l'orto-Novo, sous les hangars et dans les magasins des factoreries Uégis et Fabre. Les vivres cl les munitions étaient, au fur cl ti mcsui'e de leur mise à terre, placés tant bien que mal sous des abris.