‹ Dahomey et dépendancesChapitre 29 sur 133 · I.K nAllOMCY · texte numérisé non relu

I.K nAllOMCY

ncmi, le coinmandaiit Torrillon fait oxôcutor par une partie de la "arnisoii de Kolonou une rcconnaiss;ince sur le clieinin de Oodomey-Villc. Colle reconnaissance est soulonuc par l’aviso *

-1 r^/crt/ (jui envoie queUpies projectiles de liolclikiss sur des rassemblements postés en avant de Godomey-Plage, Mais dès les premiers coups, ces groupes se dispersent et la reconnaissance cfToctuc son retour sans autre incident.

mars. — Nouvelle reconnaissance sans résultat sur Godomcy-Villc ; elle est appuyée par la chaloupe X Èmcranûe tjui doit s'embosser devant le village de Zobbo.

Une violente tornade surprend la petite colonne, mais l'abscnce de rennemi est constatée dans un rayon de 8 kilomètres au moins autour de Kotonou.

?5 mars. — Le résûlenl de France ayant signalé que Teniiemi se serait raj>proché de nos jrosÜions pour occuper fortement la ligne Avansouri-Zo))bo“Godomcy-Yillc-Godomey- Plagc, une reconnaissance importante est ordonnée sur ce dernier point. Le croiseur Keryiiclcn doit l'appuyer, en se tenant à une faible distance de la cote.

L’avant-garde surprend, en arrivant aux factoreries Flégis et Fabre, (juclques soldats dahoméens qui les occupent. L’un d'eux est fait prisonnier; interrogé, il déclare qu’il n’y a aucun ennemi dans les environs.

.Après une grande halte de deux heures, le commandant Terrillon dirige une partie de la reconnaissance sur le chemiir de Godomey-Ville. M. Piélri, de la maison Hégis, lui sert de guide. A un kilomètre environ au nord de Godomey-Plage, nos éclaireurs signalent un campement de 300 è iOO Dahoméens. La marche est reprise avec prudence, de temps à autre des feux de salve sont exécutés dans les fourrés bordant le chemin suivi.

Vers les 2 heures de l’après-midi, traverse une lagune et

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une clairière, pour s’engager .sous bois. L'avant-gaixlc était passée sans rien signaler, lorsi|u'unc vive fusillade, partie d'un fourré épais situé sur la droite, arrive ...sur le gros de la colonne, presque à bout portant. Xos troupes forment aussitôt le carré dans la clairière, et ripostent énergiquement (Kir des salves ré(jétées au feu de l'ennemi embusqué dans les bois voisins.

Après une demi-beurc d'attente, l'adversaire n'avanl fait aucun rcloiir offensif, la reconnaissance se retire sur Godomcy-Plage. De Ui son artillerie lança quelques obus dans la direction de la ville, et, h 1 beurcs du soir, la colonne reprenait la roule de Kotonou.

Dans ce court engagement avec un millier de guerriers daboniéens formant les avant-postes de l'armée réunie à Allada, nous avons eu 2 oITicicrs blessés grièvement (MM. ïilfon et Birama-Ndam, sous-lieutenants), 3 tués et n blessés, dont 2 moulurent des suites de leurs blessures.

L'ennemi avait eu 72 boinmcs bors de combat.

mars. — Par suite des succès de nos armes, les craintes des Larojiécns restés è ’Wbvdab ne firent qu’augmenter, et ils réclamaient avec insistance rocciqiation du fort de Whydab par nos trou()es. C'était bien ce que voulait tenter le commandant Terrillon. Mais pour donner le cbange il l'ennemi et pour attirer une partie de scs foit-es dans le Décamey, pays situé au nord-ouest de Porto-N'ovo, il simula une alta((ue par rOuémé. A cet clTct il envoya .H Porto-Novo le (icloton de liraillcurs gabonais, la i' compagnie de tirailleurs sénégalais et un peloton de la 2' avec une .section de i de montagne.

mars. — Cette colonne, augmentée d’une partie de la garnison de Porto-N'ovo, sc met en marebe le 28, remorquée par i/:mcraii</e. Trois heures après elle débar<(uc b Késonou, cl par la rive gauebe de l'Ouémé marche sur les villages du

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