I.E DAHOMEY
Déeamcy pour y attaquer l'onncmi qui s’y est retranclié. On I
s'avance avec prudence dans un pays extrêmement dilTieile, |
coupé de clairières et de fourrés marécageux. ^
Les endroits douteux sont fouillés par des feux de salve.
On traverse Modo-Topa et l’on arrive îi Dangbo. Deux villages ennemis sont signalés k 1.200 mètres plus au nord, on les bombarde pendant quelques instants, puis l’on marche avec précaution .sur l'un d’eux en sondant chaque broussaille; |
quelques coups de feu accueillent l’avant-garde ; plusieurs ;
villages sont ainsi traversés, mais ils paraissent tous aban- |
donnés. L’ennemi est partout invisible. Pour le débusquer, le j
commandant Tcrrillon fait incendier les cases en ordonnant j
aux troupes de .se replier au fur et îi mesure. Une vive fusil- I
lade part alors de tous côtés, l’ennemi est partout : sur les (
arbres, dans les fourrés et dans les maisons. !
En traversant Mitro, le capitaine Oudard, des Gabonais, qui veut pénétrer dans une ca.se qui lui paraît inhabitée, est frappé à mort d'une balle au ventre.
Des feux de salve sont d’abord envoyés dans toutes les directions, et nos .soldats délogent l'ennemi il la baïonnette; secondés par l'artillerie, ils ont vite contraint les Dahoméens à la fuite. Tous les villages ne formant plus maintenant que d'immenses brasiers, la retraite est ordonnée.
I.a chaleur est suffocante, le sous-licutenant Mousset tombe foudroyé par une insolation. A midi 1a colonne atteignait Danglio, sans avoir revu l’ennemi ; le soir elle s’installait au bivouac h Késonou.
UÉmeraude dans l’après-midi avait bombardé les villages de Gléony et de Doncauly, habités par les gens du chef de Dccamcy, l’un des généraux de Béhanzin.
99 mars. — A4 heures du matin, la reconnaissance embarque dans des pirogues remorquées par l'Émeraude, et