‹ Dahomey et dépendancesChapitre 32 sur 133 · I.A CüMJlfMK Ut IIAIIUMKV · texte numérisé non relu

I.A CüMJlfMK Ut IIAIIUMKV

<lc C.uvcrvillc, du croiseur le HuLiiuI et de l'aviso la -1/esantjf.

l,es nouvelles inslruelions du Gouverueiucul sc horiieul ù l'oceupaliou solide de Kotonou cl Porlo-Novo sans s'en^afjor dans une lulle ii l'intérieur.

I,e lieulenant-colonel l'errillon, d'aecord avec le eommandanl rournicr, arrêlail les mesures à pixuidre pour répondre aux vues nouvelles du Ministre de la Marine, et demandait un nouveau renrort ainsi rpi’un supplément de munitions.

S avril. — Le lieutenant-colonel Terrillon est frappé d'insolation et est en sérieux danger de mort, mais, grâce â sa robuste constitution, il est sur pied cpielques jours après et re|(rend la ilirection des opérations de terre.

Dientôt un renfort de l.7Ü hommes de la 211* compagnie d'infanterie de marine débarque. L’artillerie est également renforcée; son elfectif est alors d'un ofTicicr, 30 hommes et 12 pièces de montagne.

La .saison des pluies est commencée, et le nombre des olficiers cl soldats européens malades augmente de jour en jour.

11 ne faut donc plus songer pour le moment h une expédition sérieuse dans l'intérieur du Dahomey.

Cei>endant Déhanzin est loin de vouloir renoncer à la lutte, car les mouvements de se.s contingents sont signalés sur plusieurs points à la fois. Afin de maintenir le contact, des reconnaissances sont jugées nécessaires.

iO avril. — o7 Gabonais commandés par le sous-lieu tenant indigène Toumané-.\ïssa, s'embarquent sur l'-lriéye pour aller renforcer le poste de Grand-Popo, menacé par 1200 Dahoméens. Des munitions et des armes sont envoyées ou .sous-lieulcnanl Martineau, commandant le poste, pour armer tous les Européens civils.

i5 avril. — Emcratide, ayant à son hord le chef d'élal-

LE DAHOMEY

major Soplans, se rend dans le lac Denliam pour bombarder Abomey-Calavi et Zobbo, reconstruits et occupas par les avant-postes ennemis.

16 avril. — Un mouvement en avant des Dahoméens campes dans la lagune de Badao étant signalé par le résident de France, VÊnicrauile repart avec un délachemcnt de 100 tirailleurs pour remonter l'Ouémé et bombarder Dogla dont les habitants viennent de faire défection ; elle devait pousser ensuite à Dannou, point extrême de la navigation pendant la saison sèche.

Le soir même, la reconnaissance faisait retour à Kotonou, rapportant des nouvelles assez graves.

Uéhanzin accusait TolTa de tout ce qui était arrivé; il lui faut Porlo-Novo et la tète de son roi. Toute l’armée dahoméenne est sur pied, et une partie s'avance sur Porto-Novo dont la défense n'est pas organisée et qui n'a qu'une faible garnison.

Heureusement que le roi TolTa a de nombreux espions qui le renseignent Jour par jour sur ce qui se passe dans les environs. Il peut ainsi tenir le résident au courant.

Le 16 avril, les Dahoméens avaient franchi l'Ouémé et se trouvaient h environ 80 kilomètres de Porto-Novo; bientôt ils seront dans la ville même.

Le lieutenant-colonel Terrillon prend alors ses disposilions pour dégager la capitale de notre allié.

Il arrive lui-même ù Porto-Novo avec la 4' compagnie de tirailleurs, un peloton de la 2'", et 73 disciplinaires qu'il joint àla garnison. Il fuit activer les travau.x de défensede la place.

Émeraude fait sans cesse la navette entre les deux postes pour le transport des troupes et du matériel.

iy avril. — Un poste de 20 gardes civils, établi 11 20 kilomètres au nord-est de Porto-Novo, est attaqué et doit se replier avec quelques pertes. ' '

LA aiNQlÈTK UC DAIIOMEÏ

I«i siliKitioii s'ai'j'i-iive «l'heure eu heure; l'iirmée du Dahomev ne se trouve plus <|u'à 12 kilomètres du villajjc «le lledji, où IJéhaii/.lii est veau lu rejoindre avec son corps d'ama/ones.

Dans la mutinée, le eupilaine Arnoux, commanilaiit le[)oste, iiMiit reeomiu les positions de rennemi occupées punies forces considérahles.

I.c doute n'éluit plus permis, les Dahoméens cernaient bien l’orlo-Novo après avoir [«issé le fleuve en amont de l'anviê.

De temps pressait et il fallait ;i tout prix arrêter la marche de l'ennemi. 1,'actioii fut décidée pour le lendemain.

M. Ihdlot, résident de l'rance, «pii montrait dans toutes les cireonstances graves une fermeté inéhranluhlc et un jpand courage peiaonnel, mit à la disposition de la colonne d.lfl guerriers «lu roi Tolfa, armés de fusils ii pierre, afin de l'éclaircr dans sa marche.

ÿO avril. — (ànnhat d’Alchoupa. lai colonne, forte de d.lü soldats ri'gulieis avec i canons, se met en marche vers les 0 heures du matin dans la direction d’Adjagan, vers l'ouest; elle est commandée par le lieutenant-colonel Terrillon en personne, avantù ses ci'ités M. Victor IJallot, résident de Vrance.

I.C recrutement «les porteurs avait été dillicultueux, car les Porto-Noviens pris de panique .s’étaient enfuis, les Dahoméens étant venus dans la nuit h i kilomètres de Porto-Novo, où ils avaient brûlé des fernios et massaci’é quelques habitants.

En cours de i-oute, on ap|)rcnd «juc le roi «lu Dahomey morchait sur Porto-Novo avec C.ÜOO guerriers et 2.000 amazones.

I.a rencontre des deux armées devait donc avoir lieu à quelques kilomètres de la ville.

.kprès «leux heures «le marche, la colonne arrive au marché d .\«ljagan, où elle tr«>uve «juelques cadavres de Port«>-Noviens fraîchement décapités; l'ennemi n’est donc pas loin.

Le Dehomey.

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