‹ Dahomey et dépendancesChapitre 33 sur 133 · I.E DAIIOMCr · texte numérisé non relu

I.E DAIIOMCr

A ce point, elle est rejointe par les guerriers du roi TolTa, escortés de leurs féticheurs, (jui la dépassent bientôt pour éclairer sa marche. '•

On s'avance avec grande précaution bientôt les TolTanis reçoivent des coups de fusil, mais ils s'enfuient dans toutes les directions. La compagnie Arnoux arrête l’ennemi par des salves bien ajustées, pendant que le gros de la colonne forme le carré, les auxiliaires au centre et les canons aux angles.

Pendant deux heures, les quatre faces du carré sontattaquées par des nuées de Dahoméens qui s’avancent jus(|u'à 200 mètres de nos soldats, malgré les feux de salve des Lebel et la mitraille qui font de larges éclaircies dans les rangs ennemis.

Plusieurs mouvementstournants sont repoussés avec succès.

. Cependant le temps s'écoule, les munitions s'épuisent et l'aixleur des Dahoméens ne se ralentit pas. De plus, la chaleur était forte et l'ennemi tentait de coujicr notre ligne de retraite sur Porto-Novo qui, d'après les derniers renseignements reçus, était menacé par un corps de 2.000 guerriers.

Le lieutenant-colonel Terrillon se retira donc lentement en conservant la formation en carré. Mais l’ennemi poureuit cette poignée d’hommes avec acharnement, et la marche continue au milieu d'une grêle de balles; les amazones montrent le plus de furie et plusieurs viennent se faire tuer sur les baïonnettes.

Nos soldats sont superbes d'entrain et de sang-froid, ils font quelques pas et s'arrêtent pour exécuter leurs feux.

Les auxiliaires indigènes dont on voulait se servir pour protéger les flancs, tirent sans viser, poussent de grands cris et se débandent dans le plus grand désordre.

Arrivée en vue du marché d'Adjagan, la colonne s’arrête; les pièces sont mises en batterie et tirent sans relAche sur l’adversaire, qui ne tarde pas à se retirer ainsi que le corps de diversion qui occupait Adjagan.

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