‹ Dahomey et dépendancesChapitre 35 sur 133 · I.E DAIIOMEir · texte numérisé non relu

I.E DAIIOMEir

voyi's pour faire connaître scs propositions à Bchanzin étaient retenus à Abomey comme otages.

// mai. — Pendant la nuit, une faible attaque des Dahoméens est tentée contre les retranchements de Kotonou. Mais la garnison, secondée par les projections électriques du lioland et de la Naiatle, repousse rapidement l’ennemi.

L’amiral de Cuvcrvillc, revenu ù Kotonou avec iüO soldats et marins, pour aboutir le plus tût possible ti une solution pacifique de l’incident du Dahomey, insiste auprès du Gouvernement pour l’occupation de Wliydah et la marche sur Abomey.

11 ajoutait que Béban/.in continuait scs massacres d’esclaves et venait d’enlever un millier d'habitants à Abéokouta pour les sacrifices humains.

Le 2 juillet, l’amiral se plaignit au Ministre de la Marine de la mauvaise fui du roi de Dahomey qui proclamait que la France lui a demandé pardon, et qui cherchait uniquement à gagner du temps pour reformer son armée et s’approvisionner d’armes et de poudre.

Tout en continuant les négociations qui lui étaient imposées parle Gouvernement, l’amiral prenait néanmoins des mesures, en vue d’une prochaine reprise des hostilités, en s'assurant le concours de 2.000 guerriers egbas.

Une détente en faveur de la paix s’étant produite dans l’entourage royal, le P. Dorgere qui, pendant sa captivité, s’était créé des relations avec les autorités dahoméennes, fut à la fin d'août chargé d’aller réclamer & Abomey la mise en liberté des envoyés du commandant Fournier et de négocier avec Béhanzin.

Les 35 envoyés du commandant Fournier furent bien délivrés, mais Béhanzin demandait une indemnité de 1 .500 livres sterling pour Kotonou et refusait de reconnaître notre protectorat sur Kotonou.

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