‹ Dahomey et dépendancesChapitre 40 sur 133 · I.A CO.NQl fcTR DL' DAIIOMKV · texte numérisé non relu

I.A CO.NQl fcTR DL' DAIIOMKV

La colimnp, formiSe d’une compagnie blanche, de six compagnies noires, avec six pièces de 80 deux ambulances,

une réserve d'outils et üüO porteurs, quitte Porto-Novo le 17 août avec un convoi de cinq jours de vivres.

On marche péniblement dans une région insalubre, dépourvue de routes, hérissée de forêts et couverte d’une brousse impénétrable, propice aux embuscades. Nos soldats avancent lentement, le fusil d’une main et le coupe-coupe de l’autre.

19 aoùl. — La colonne franchit la rivière Adjara, arrive à Kouti et, après une courte canonnade, elle renverse les barricades du bois de Takou et s’empare du village.

20 aoûl. — Le colonel avec une fraction de la colonne se porte sur Sakété, point important, afin de décider les indigènes !> nous appuyer.

Les commandants Riou et I«isserre, restes à Takou, sont attaqués le même jour par quelques rôdeurs et blessés tous les doux.

2/ août. — Reconnaissance au nord d’Akita, occupé par l’ennemi.

22.101K. — Le colonel apprend la blessure dos chefs des deux groupes ((u’il a laissés en arrière, et revient immédiatement à Takou. Chemin faisant il est attaqué & son tour, mais les feux de salve et quelques obus k mitraille l’ont rapidement dégagé.

Le capitaine Bellamy est criblé de grenaille de fer; le sergent Clairin rcc,-oit dix projectiles et 7 autres hommes sont plus ou moins grièvement blessés.

25 août. — Les troupes sont rassemblées à Katagon, dont le roi du Décmné a fui pour aller se réfugier à Békandji, avec le gros de scs forces. Dans sa fuite sur Lagos, il tombe malade et meurt au village de Koddé.

Une partie de nos troupes se rabat vers l’ouest, sur l’Ouémé, que doivent remonter les canonnières et dont on suit la rive

t.E DAIIO.MEÏ

jjaiil’hc jusqu'à Oogba, «lin <le couper les communications du D^camô avec le Dahomey. Ce mouvement déleiinine la retraite <lc rennemi qui .se retire dans le nord. I.a soumission du Décamé paraissant assurée, la marche sur Ahomey peut maintenant éli-e entreprise.

<?/ aoùl. — 1.C My/lio et le San .\icolas arrivent avec 800 hommes de la légion étrangère, doux escadrons de spahis sénégalais, un détachement ilu génie et des mulets. En outre, une .'l* compagnie de tirailleurs haoussas doit être créée à l'aide des ressources locales.

L’elTeclif des présents au Hénin .se montait alors à 3.3.">l hommes, tout compris. I,a nécessité de gaixler les points de la côte réduisit à 3.0S8 hommes, dont 030 indigènes et 76 officiers, le nombre de ceux qui devaient prendre part à la colonne ; comme moyens de transport on avait : les 230 chevaux de la cavalerie, 132 mulets cl 2.230 porteurs sujets du roi TolTa, réunis à grand'pcine, grAccà l'énergie de M. lîallot.

La défense de la base d'opérations est assurée par les garnisons de Porlo-Novo, de Kotonou et de Grand-Popo, où une colonne mobile, forte de deux compagnies indigènes, avec une pièce et sous les ordres du commandant Audéoud, est chargée <le nettoyer la région du Mono et de créer une diversion dans l'ouest pour inquiéter Béhanzin.

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