‹ Dahomey et dépendancesChapitre 39 sur 133 · I.A CO.VQLfTTE Dr DXIIOMKY · texte numérisé non relu

I.A CO.VQLfTTE Dr DXIIOMKY

Comme Béliair/.'m miiUi|)liuil ses messages, et prolongeait les pourparlers uni(pu'mciit <laiis le but de retarder les opérations et d'attendre l'arrivée des armes et des munitions qu'il avait eommandécs en Kurope, on résolut d’en linir et les ojiérations eommoncèrent.

15 Juin. — I,a division navale, renforcée de l'aviso l’.tn/en/, l)lo((ue la côte du Daliomey.

‘Jl! Juin. — Les Dabouiéens ripostent en attaquant sur le lac Denlumi une pirogue montée par des miliciens.

99 cl 90 Juin. — Ils pillent le village de Corne, d'où ils emmènent en captivité 10 hommes et .â femmes.

f Juittcl. — En représailles, notre llottille bombarde dans le Décamé ipielques villages situés sur l’Ouémé et occupés par les Dahoméens.

.V la suite de ces escannouebes, la marche surAbomey fut décidée et des renforts demandés en ce but. C'était le seul moyen pour arriver à soumettre l'arrogant roi nègre, et le gouvernement l'approuva.

Informé par la presse locale de Lagos et par certains négociants allemands de Petit-Eopo, avant même le lieutenantgouverneur de Porto-N'ovo, des préparatifs faits contre lui et du vote d'un crédit de 3 millions, Béhanzin essaye de négocier pour gagner du temps, mais en se refusant h donner aucune satisfaction et en occupant Dogba.

On lui avait demandé aussi de rendre les pri.sonnicrs portonoviens faits par le roi du Déeamé, Kékédé, et de nous livrer ce dernier qui venait de nous faire défection, mais ce fut en vain.

En attendant l’arrivée des renforts annoncés, le colonel voulut donner de l'air t) la garnison de Kotonou, et, en même temps, entretenir Béhanzin dans son idée que notre objectif était Wbydah, alin d'y attirer le plus possible de forces dahoméennes.

\.F. DAIIOMKY

Une fois l’ennemi expulsé du territoire de Porlo-Novo, on marcherait sur le Décamé pour le purger de meme des bandes dahoméennes qui rinfesluient. Ces opérations secondaires devaient préparer et facililcrropération principale.

9 août. — Ix;s bâtiments de mer, moins le Sané en route pour la France, bombardent Whydah et toutes les positions ennemies du littoral.

La flottille, sous les ordres du lieutenant de vaisseau de Fesigny, renforcée de deux canonnières, X'Opalc et le Corail qu'on vient d'acheter, canonne les villages du lac Denham, et notre artillerie de Kotonou couvre -de projectiles le camp dahoméen établi devant nos lignes.

En même temps, deux compagnies et demi de tirailleurs, sous les ordres du commandant Stéfani, sortent de Kotonou et se dirigent sur Zobbo. La reconnaissance, égarée sous bois, Unit par se trouver en face des forces ennemies établies ù Godomey ; harcelée par une série d'embuscades, la petite colonne n’en persiste pas moins h gagner Zobbo, où elle arrive avec neuf heures de retard. Le village est brûlé, le camp ennemi est détruit et la reconnaissance rentre le lendemain matin k Kotonou apres avoir fait subir k l'ennemi de grosses pertes, tandis qu’elle n’avait que 2 sous-oITiciers tués et 13 hommes blessés.

Après avoir ainsi déblayé les abords de Kotonou, toutes les troupes disponibles de la garnison sont dirigées sur Pocto- Novo, pour constituer la colonne destinée k agir dans le Décamé, afin de dégager nos vassaux de Porto-Novo cl tendre la main au millier de guerriers egbas qui nous avaient promis leur concours.

70 Ibadans répondirent seuls k l’appel, et, en raison de leur paresse et de leur couardise, il fallut, dès le commencement des hostilités, les remercier de leurs mauvais et déloyaux services.

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