‹ Dahomey et dépendancesChapitre 42 sur 133 · I.E DAIIUMEY · texte numérisé non relu

I.E DAIIUMEY

18 acplemhre. — ncconnaissance sur Oué, en remontant la rive droite du lleuvc. Le reste de la colonne doit suivre le lendemain. L’ennemi reste invisible.

19 seplemhre. — .\rrivéc de la recoiinais.sance h Zounou, à 15 kilomètres de Dogba.

W septembre. — Combat de Dogba. — A 5 heures du matin, le camp que l'ennemi croyait faiblement gardé est attaqué par 4.000 Dahoméens, sous le commandement du Bigo, généralissime des Iroupas de Behanzin. Malgré la soudaineté de l'attaque, l'élan de l'ennemi est arrêté it vingt pas de nos tranchées par le feu de l'infanterie de marine et celui de nos canonnières. Ln faisant renforcer une des faces du carré par ses légionnaires, le commandant Faurax est mortellement frappé d'une balle au ventre.

A 8 heures, après un mouvement en avant de notre part, le feu cc.sse entièrement et YOpale couvre de .ses projectiles de Hot.schkiss la ligne de retraite des ennemis.

Les Dahoméens laissent 130 morts sur le terrain, après avoir emporté un grand nombre de tués et de blessés.

Avec le commandant Faurax, nous avions perdu aussi le lieutenant Badaire. de l'infanlcrie de marine, tué au début de l'action, 3 soldats européens tués et 27 blessés dont 7 indigènes, parmi les(|uels plusieurs moururent des suites do leurs blessures.

Dans, la journée, faute de pouvoir enterrer les nombreux cadavres dahoméens, on les traîna sur d'immenses bûchers, puis on v mit le feu.

LA CONQVf.TE Dt DIIIONEÏ

Ÿ3 seplemhrf. — La cavalerie rejoint la colonne, et la niarclie en avant est reprise le long <lu fleuve.

97 septemlire. — .\rrivée de la colonne à Aouandjilomé.

9S si-iilemhre. — la! Corail et VOpnle remontent reconnailrc le fleuve jns<|u'à Tcdiout', ayant cliacune à bord un peloton lie légionnaires. Kn face de Ghédé, les canonnières sont accueillies par une forte canonnade et une violente inousqueterie des fantassins ennemis solidement établis sur la rive droite. .\u retour de la reconnaissance, nos bâtiments sont de nouveau criblés d'une gièle île balles.

,')Ü .trjtlemlirr. — .Virivée de la colonne à Gbédé. Dans la nuit le bivouac est bombardé par les Daboméens, mais sans résultat ; on ne leur répond même |«is.

/" octolirr. — Les gués de Toboiié et d'.Xgony se trouvant fortement défendus, le colonel Dodds renonce â forcer le passage du fleuve, en ces juiints. Néanmoins des reconnaissances sont envoyées le long du fleuve pour entretenir renneini dans l'idée ipie le passage du gué aura lieu.

9 octohre. — .V la faveur d'un brouillard intense, une partie des troupes franebit sans cncondirc l'Ouémë â bauleur de Gbédé. Cette fraction s'établit sur la rive droite pour protéger le passage du reste du corps expéditionnaire.

Dans l'après-midi, une reconnaissance pous.se vers Doguessa nu niml; elle trouve les Daboméens en force à LbOO mètres en amont du point de passage de la colonne.

l’ne patrouille de sjKibis, conduite par le maréchal-deslogis indigène Samba M'Diaye, pénètre dans le camp dahoméen malgré l'ordre de demeurer .sous bois. Le .sous-olficier est tué et son corps reste aux mains des amazones.

4 octobre. — Combats de Poguessa. — .\près avoir créé une tête d'étapes de guerre ù Gbédé, le corps expéditionnaire se met en route sur deux colonnes parallèles; l'une suit le

long (lu fleuve, et est proU'gée par le Corail et X'Opale qui éclairent la marche; l’autre passe par un sentier découvert et amélioré la veille. En tête de cluupie colonne, un groupe de TofTanis dirigés par des .soldats du génie, man(vuvre le coupecoupe et fraie un pas.sage li l'artillerie, .\pros avoir marché

2 kilométrés, nos troupes rencontrent l’ennemi sur le terrain où la reconnaissance du 2 avait combattu. Brusquement, à 20 mètres, un coup de fusil part, suivi d’une fusillade intense; nos soldats se déploient instantanément et ripostent par des feu.x de .salve. Après un violent combat d’environ deux heures, auquel prennent part les canonnières, les 10.000 Daboméens commandés par Bébanzin disparaissent. A 5 heures du soir la colonne bivouaque près d’.\dégon, nu confluent du Zou et de rOuémé. Nous perdions dans cette affaire 8 tués, dont 2 officiers (capitaine Bellamy et lieutenant Amelot), et 3G blessés dont 3 officiers (commandant Lasserre, lieutenants Ferradini et Bosano). Morts et blessés sont évacués sur Porto-Novo, où plusieurs succombèrent à leurs blessures.

5 cl 6 octobre. — Ces journées sont employées ù s’ouvrir U travers la brousse un passage x’ers le Zou. Le 6, vers

3 heures et demie du soir, le commandant Conard se heurte à Adégon, sur 1e Zouga, aux avant-postes ennemis installés, au débouché d’un pont de branchages, dans une triple ligne de tranchée.s-abris. Les corvées et leurs soutiens franchissent la rivière au pas de charge sur le pont qui s’effondre, et s’établissent .sur la rive nord.

I>es Dahoméens disparaissent, laissant une centaine de cadavres parmi lesquels plusieurs amazones. Nous avions dans cette affaire 6 tués, dont un officier (lieutenant Doué) et 32 blessés dont i officiers (commandant Conard, capitaines Drude et Manet, lieutenant Farail).

7 octobre. — Le reste de la colonne rejoint le groupe du

LA CONQlfclK DC DAHOMEV

conunnnduiil Gonnril cl s'installe près J'Adé^on, qui constitua, jusqu'à la lin tics opérations, une nouvelle tète d'étapes de jfuerre, et où des ma^'asins de ravitaillement furent établis et approvisionnés j>ar la Oollille. Celle-ci fut renforcée d'une cl>alou|X' à va|H‘ur, lu Jc.inneflCy aclieléc à la ConijMgnie rravssinet, cl qui prit le nom d' Ambre.

8 octobre. — Arrivée à Poguessa et reconnaissance sur Sabovi où un immense camp dahoméen vient d'étre évacué.

!0 octobre, — 1^1 colonne quitte les bords de l'Ouémé pour s’enfoncer dans rinconnu. Le pays est couvert d’une épaisse brousse à travers laquelle on se guide à la boussole. Le chemin est ouvert à coups de sabre et de coupe-coupe; la marche sous un soleil ardent est surtout rendue pénible par le manque d'eau. Do nombreux fétiches, alignés en rangs serrés, étaient dis]»osés par les Dahoméens le long de l'étroit sentier dans res|M>ir qu’ils nous barreront le passage. On campe à Kossupa.

1 / ùctobre. — On marche sur Oumbouémédi malgré une violente tornade qui défonce les chemins, mais qui calme un peu la soif dévorant hommes et bêtes depuis trois jours.

/î? octobre. — Combat d’Oumbouémédi. — Le contact est repris avec l'ennemi. Vers 7 heures du matin, nos troupes qui s’avancent sur trois colonnes, sont attaquées par des nuées d’ennemis se servant de balles explosibles. La colonne les arrête net par quelques feux de salve, et se lance en avant, à la baïonnette. Ce combat à l'arme blanche inspire une telle frayeur à l'ennemi que, dans l'après-midi, il n*o.sc plus se rapprocher autant des faces du carré; bientôt il abandonne le terrain, avec ses morts et scs blessés. Vers 3 heures du soir, on bivouaque en arrière d'une clairière, mais sans eau.

journée nous a coûté 4 tués et 30 blessés, dont 3 ofRciers, parmi lesquels le lieutenant Cornetto. I^a colonne avait brûlé 75.000 cartouches.

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