‹ Dahomey et dépendancesChapitre 43 sur 133 · I.K D.UIOMEV · texte numérisé non relu

I.K D.UIOMEV

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1S octobre. — Prise du canipd’Akpn. — La cavalerie va chercher des carlouches à Adê^on cl la colonne reprend sa marche. Le feu reprend aussitôt et se continue jusqu'au camp 4*nncmi (pron enlève h la haïonnette. Xos pertes sont de 8 tués et 38 blessés, dont i olliciers (lieutenants KielTer, Passaga, Grandmonlagnc cl Anoini-Dialo).

/•/ octobre. — 1^ colonne marche sur le Kolo dont les abords sont défendus par trois lignes de rolranchcments. I.a rivière coule de plus dans un fouillis de lianes <lifRcilc h franchir. Une attaqiic de front paraissant impossible, le colonel I)o<lds cherche à tourner la position en passant par un gué qui devait se trouver à 3 kilomètres vers le nord. Mais rennemi s’aperçoit de noti*e marche de flanc, et ne cesse d enti’avcr le mouvement par un feu terrible. Notre artillerie ne peut passer et le gué est du reste introuvable. La colonne s’arrête alors dans un fond marécageux, entouré de bois touffus; du haut des palmiers les Dahoméens tirent sur le carré en visant surtout les officiers. On les repousse cl l’on déjeune, mais l’ennemi ne cesse de couvrir le camp de projectiles explosibles.

Vers 2' heures de l’après-midi, tous les Dahoméens de KotojKi. après s'étre faufilés h travers le bois, réussissent s’approcher jusqu’^l une centaine de mètres de nos canons .sans cire signalés. Ils allaient se jeter sur nos troupes en repos cl sans défiance, quand ils furent découverts par le capitaine M«>ntané qui était grimpé sur un arbre. A vingt pas on tire sur eux à mitraille, on les crible de feux de salve; ils disparai.s.senl sur une face pour venir attaquer les autres faces. Le combat dure ainsi trois longues heures; comme la situation devenait inlenahle, la colonne, ])our ne pas passer la nuit dans un entonnoir reporte son bivouac en arrière, sur la crête <|ui domine le Koto. Nos troupes pas.sent la nuit sur la rive

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