I.a colonne d'Abomey est dissoute le l*'*' décembre
Dansdix-sept combat's,en deux mois, elle avait perdu par le feu 1 1 officiers et 70 bommes tués (dont 33 indigènes), 29 officiers et ill hommes blessés (dont 210 indigènes).
Décédés par suite des maladies, 1 73 Ruropéens, 32 indigènes ; quant aux Tolfanis ils disparurent par milliers.
I.a prise d'.Vbomey eut pour conséquences : l’occupation de W’hydah qui eut lieu sans résistance le 3 décenrbre, celle d’.\l>omey-Calavi, de Godomé et de Savi, pur la suite.
Le li décembre Allada .se soumet, la ville est occupée <iuelqucs jours après et un grand magasin est créé i« Ekpé, sur les bords de la Ijima.
Lejjoste de Golio jreut dès lors se ravitailler àWhydah.
la: meme jour, le général Dodds prononce la déchéance do liéhanzin.
Iæ 27 décembre, une reconnaissance de 80 hommes est attaquée ü l'auri, ]>ar plusieurs eentaines de Dahoméens qui essayèrent de lui couper lu retraite sur Golio. Après six heures, de lutte, très meurtrière pour l’ennemi, la petite troupe rentra
LA CUAQLÈTIÎ DC DAIIOMKY
au poste avec uii tué et 8 blessés, parmi les(|uels le lieutenant Vailly, que la lièvre devait enlever un mois plus tard.
Mais Treuvre de paeilication commence : les routes sont améliorées, une nouvelle ligne télégraphique est créée entre Kotonou et Whjdah, la première avait été établie entre Porto-Xovo et Dogba, dès l'ouverture des hostilités.
Le calme renaît partout et les indigènes rentrent peu à peu dans leurs villes ou villages.
La guerre proprement dite est finie.
Des rcconnais.sances topographi(jucs sillonnent toute la région, au nord de la Ijtma, et lèvent la carte du pays. Après avoir assuré la pacification et commencé la préparation des opérations ultérieures, dans le cas où llélianzin ne ferait pas sa soumission, le général Dodds remet le commandement par intérim au colonel Lambinet, et rentre en France au commencement de mai 1893 pour prendre un repos bien mérité. I>e gouvernement et la population lui firent un accueil des plus enthousiastes.
Par décret du H décembre 1892, le général Dodds fut élevé à la dignité de grand-ollîcier de la Légion d'honneur, et le 7 janvier suivant, M. Victor Uullot fut promu commandeur du même ordre. C’était une juste récompense pour sa brillante collaboration H la conquête du Dahomey.
•Vvcc le colonel Lambinet continue la destructioiTdes bandes de pillards qui tenaient encore la campagne; les environs d'.\bomey sont nettoyés par le colonel Mauduit, des détachements fouillent le Dccamé; du côté du CoulTo, le commandant Chmittelin fait la même besogne. Dans une de ces petites expéditicjns, près de llouansouUo, le capitaine Maugin et le lieutenant .Mgrot, du bataillon d'.Vfrique, sont grièvement blessés; le capitaine meurt des suites de ses blessures (2 mai).
Des postes sont créés îi Tori et h Ouagbo.
L« f)uhinnt^. U
LE DAUOMET
La région d’.Vgony reste seule encore insoumise, grâce à son chef qui est le beau-frère de Uéhanzin.
Ce dernier s’est réfugié k Atchéribé, sur les bords du Zou ; t
la famine et la variole déciment scs fidèles, dont le nombre est réduit k 100, et dont beaucoup ne restent dans son entourage que par crainte.
Désespérant de pouvoir reprendre son trône les armes à la main, l'ex-roi renonce à la lutte mais non à la diplomatie et h la ruse. Il fait courir le bruit que la l' rance va lui restituer son royaume et fait appel, par un manifeste, aux puissances européennes. Il offrit la paix h maintes reprises, demanda des entrevues au colonel I.ambinct et au colonel Dumas, son successeur, mais se garda bien de se trouver au rendez-vous.
Comme ses émissaires agitaient le pays, il était nécessaire de capturer Béhanzin, et une troisième campagne fut résolue.
Troisième expédition du Dahomey (1893-1894-)
.Vprès un repos de trois mois, le général Dodds s’embarque le 12 août 1803 avec les oITiciersde son état-major pour retourner au Dahomey.
En débarquant, son premier soin fut d’organiser solidement (
les services civils afin de pouvoir s’adonner entièrement k la tâche militaire.