‹ Dahomey et dépendancesChapitre 50 sur 133 · I.E OAIIO.UEY · texte numérisé non relu

I.E OAIIO.UEY

seulement se présentent; le général Dodds refuse de les recevoir.

Une compagnie les escorte jusqu'au ruisseau le Paco, à deux lieures du camp.

Le 8 novembre, le groupe Drude arrive en ce point, et le colonel Dumas se porte de Paouignan sur Gouvelin, ii mi-chemin d'Alchéribé.

La population de cette ville étant alfolée par l’arrivée prochaine de la colonne, le général annonce qu'il reprendra sa marche en avant si le 11, au matin, la totalité des princes, des ministres cl des chefs n'a pas opéré sa soumission.

Elle a lieu le même jour ; 4 ministres, 8 princes et 20 grands chefs se présentent au camp, et sont tout surpris de n'èlre pas mis k mort. Le général les rassure et leur dit qu'il ne promet la vie sauve & Béhanzin que s'il se rend sans condition. Mais l’cx-roi n’ose le faire par crainte de perdre la vie, malgré qu'un de ses frères lui ail été envoyé à plusieurs reprises pour l'y décider.

Il se sauve d'.\tchéribé pendant la nuit et échappe au colonel Dumas qui y arrive quelques heures plus lard, après avoir dû jeter un pont sur le Paco. ■

A partir de ce moment, Béhanzin est lâché par tout son entourage. Scs femmes, scs pai-cnts, ses ministres, poussés comme un troupeau devant nos colonnes, livrent les armes, les Ciichcttes, se livrent les uns les autres pour entrer en grâce auprès de nous. L’ex-roi se fait battre de buisson en buisson : caché le jour <hms la brousse, il voyage la nuit en implorant pour vivre la pitié de scs anciens sujets.

Après sa fuite d’.Mchérihé, il s'est réfugié près de Bedavo, avec une centaine de guerriers armés de fusils â répétition. Il SC dirige ensuite vers Savalou.

La colonne s'éloignant de plus en plus de son point de

H CÜNOLfcTE Dü DAIIO.MEÏ

(li'hartjucment, et les difTicuItés de ravitaillement augmentant avec la distaiiec et la perle des mulets du convoi, les troupes sont formées en trois colonnes volantes emportant chacune huit jours de vivres. Le 4* groupe est chargé de garder le convoi et les pièces d'artillerie devenues inutiles. Ces colonnes volantes .se livrent ti une vérilahle chasse il courre, de jour et de nuit, cherchant un ennemi qui se dérobe constamment et qui ne s’arrête jamais.

I.e IG novembre la colonne Boutin se dirige vers Savalou, qu'elle espère atteindre avant les fugitifs. Elle est suivie de la colonne Drude. I.e groupe de Cauvigny, avec le général, marche derrière, dans les intervalles, de façon il leur barrer les chemins vers l'est.

On sait que Béhan/.in ne cherchera pas !i prendre la direction de l’ouest, car les po|iulalions musulmanes d'Atakpamé lui .sont hostiles et rurréleraicnl, tandis que le roi de Savalou lui parait plutôt favorable.

Dès l'arrivée des troupes à Savalou, Béhanzin fait un crochet vers l’ouest.

l.a colonne de Cauvigny se porte de Zoutenousur Zoun-weillono, Paouignan et Dassa-Togon où elle est le 18 novembre.

Béhanzin paraissant se diriger sur Abomey, la colonne' Drude s'attache ë sa piste.

Elle arrive le 21 novembre ë Badagba où Béhanzin a passé la nuit précédente. Le 24, elle cerne Oumbégamé; le 25, apres s'être ravitaillée ë Goho, elle reprend la direction de la région du nord-ouest qu'elle fouille en tous sens.

La colonne Boutin descendant de Savalou détruit, le 26, un campement dahoméen sur les bords du Zou; elle se maintient en ce point.

Le 22 novembre, le général quitte Dassa-Togon avec le groupe de Cauvigny en se dirigeant au sud; il passe succcs-

LE DAIIOMET

sivemenl ii AUliéribé, Cassccroulou, Uolioui! pour arriver le 3 décembre b Oumbcgnmé.

Le commandant du S' groupe «jui opérait jusqu’alors isolément dans la région du Mono, revoit l’ordre de remonter au nord alindc se relier avec la colonne principale.

Le 29 novembre, lîéhan/.in est signalé dans la région comprise entre DJidJa et Goho; on le serre de prés. Tantôt on échange des coups de fusil avec son escorte, tantôt on lui enlève des gens et des bieufs. Il est sur le point d'être pris le i décembre; le lieutenant Grandmontagne le voyant détaler sur son uni([ue cheval, lui tire hors de portée cinq coups de revolver. Mais il échappe encore à nos poursuites.

Le 8 décembre, on apprend qu’il continue Ji descendre vers le sud; nos rcconnai.ssanccs le suivent et capturent k diverses reprises soit des princes, soit des femmes ou des enfants de Glé-Glé ou de llchanzin.

Il rebrousse brusquement chemin vers le nord.

Le 11 décembre, le quartier général se transporte d'Oumbégumé & Goho.

Du 12 au 20, les trois colonnes légères fouillent sans résultat les territoires compris entre .\bomey, Atchéribé et le CoulTo. On apprend seulement que Déhanzin se trouve dans le voisinage de Goho, avec une faible escorte.

L’Ouémé n’étant plus navigable au-dessus de Dogba, Cotopa devient tête d’étapes avec Goho comme annexe. Ces deux points sont reliés par une ligne ftdégraphitpie.

Le 21 décembre, le groupe Drude remonte vers Dossa pour se rabattre ensuite vers le sud.

Une autre colonne remonte au nord vers Atchéribé et redescend ensuite ju.squ’î» la ligne Oumbégamé-Tcndji. Des postes sont établis en divers endroits.

Le 29 décembre, on trouve la piste de Béhanzin près de

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