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Lcssi'ni, SC Jirij;oanl \ers Dossa. Peu après, il esl sur le point (le (juilter Djiilja pour se rendre à l’ouest de Dieubatlè.
JuM|u'au 15 janvier IS'.Uon parcourt le j>ays en tous sons, sans [KMivoir mettix' la main sur le fugitif. On sait qu’il ne (|uitle pas la région entre .\boniey et Ouinbégamé, où les habi— lanls de pure race dahoméenne lui sont entièrement dévoués.
Cette chasse il l'homme ((ui semblait devoir durer longtemps encore fut ce|H’ndant fructueuse, car nos reconnaissances avaient ramené peu à peu tous les membres de la famille royale.
.\prês avoir reçu la soumission des Mabis et des Dhassas, le général revint se fixer à Goho. 11 devenait d’ailleurs urgent d’organiser le Jiays [siur mettre fin à l’anarchie et au brigandage qui commençaient il naître. Comme les frères que Béhanzin avait évincés pour usurper le pouvoir ne lui avaient jamais pardonné, et qu'ils ne cachaient pas leur haine ii son égard, le général Dodds songea à profiler de cette circonstancié pour faire nommer un nouveau roi qui aurait porsonncllément intérêt il se défaire de son prédécesseur, ou qui l’obligerait ù se constituer prisonnier.
Cette proposition ayant obtenu l’approbation des membres de la famille royale, les princes dalioméens entre nos mains furent invités ii se choisir un nouveau roi. Le prince Goutchili héritier légitime de Glé-Glé, évincé par ruse par Béhanzin, fut désigné il l'unanimité comme pouvant le mieux tirer le pays de la situation où il se trouvait. Son oncle Topa-Mèlé et sa sœur Yaya Migausi furent le dénicher dans la brousse où il était encore, et l’amencrcnt ù Goho.
Accepté par le commandant du corps expéditionnaire, Goutchili esl proclamé roi sous le nom d’.\goli-Agbo.
I.a cérémonie du couronnement eut lieu le 1.5 janvier 1894, sur la place du palais de Simbodji ù Abomey, en présence de
LE OAllUStEY
toutes les troupes furni^cs en carre. Le nouveau monarque est préscnltl au peuple par le général Dodds qui lui adresse une chaleureuse improvisation. 11 reçoit en signe d'investiture un superbe sabre en argent.
Les couleurs françaises sont alors hissées au son du canon et, apres un brillant défilé, les trouijes regagnèrent leurs cantonnements à Goho. Ce poste fut détruit par un incendie quelques jours après.
Aussitôt couronné, Agoli-Agbo dénonce au général Dodds la retraite de Iléhanzin. 11 n’y a jilus qu’ii l'envoyer chercher.
Dans la nuit du 25 au 20 Janvier, l’cx-roi se rend sans condition au capitaine d'état-major Privé, dans le village d’Acachaepa.
Cette capture terminait une campagne glorieuse pour nos armes et qui fait le plus grand honneur au général Dodds.
Renié par toute sa famille, qui l'accablait d'injures et lui reprochait avec raison tous les malheurs survenus au Dahomey, Béhanzin fut déporté à la Martinique où il est interné depuis au fort Tartenson, & Fort-de-France. Seules quelquesunes de ses femmes l'ont accompagné en exil.
Ses ministres et quelques cabéccres les plus compromis furent transportés au Gabon.
Pendant la première période de son règne, Agoli-Agbo gouverna sagement ses sujets, et son administration ne donna lieu à aucune réprimande de la part du gouvernement français ; mais son arrogance envers nos résidents et scs abus de pouvoir sur scs administrés ne firent que croître avec les années, à un tel point, qu'au mois de janvier 1000, le gouvernement jugea prudent de le destituer.
Aujourd'hui, le souverain dépossédé est interné ou Congo oü il peut méditer h son aise sur sa royauté éphémère.
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