I.E ÜAIIOMEY
3Sr
hîibiluellomcnt que do 3 à i*; quand riiannattan iKiuOli* ils alicigiiciit de 8 à 9" cenlij^nules.
Pendant les trois autres mois (décembre, janvier et février) la tenqîératuix* est nccablaiitc. l’endant riiarmattan. le thermomètre monte jus(|u*îi i3".
Ka tous temps, la nuit, ou respire l'air de terre, mais il est mauvais parce que, pass;int sur les maniis, il emporte avec lui les miasmes putrides qui s en exhalent.
I^s nuits s<int toujours fraîches.
Pluies.
Pemlonl la saison sèche,, le ciel est sans nua'jX»; en temps ordinaire, la sécheresse du sol est tempérée le matin par d'abondantes rosées.
Dans la [xditc saison des pluies, on compte mensuellement une moyenne de dix à quinze pluies, d'une durée de trois à quatre heures ; le ciel est alors peu couvert et les nuages disparaissent instantanément.
I.a fin de celle s;uson est parfois marquée par quelques orages.
Durant la grosse saison des pluies, le soleil n'apparaît parfois que quelques courts instants dans une semaine.
Ix^s pluies durent souvent plusieurs jours sans discontinuer; le ciel est alors gris d'ardoise, ratmosphère humide, la terre détrempée.
On rcmart{ue, pendant la grosse saison des pluies,* que la lune est maintes fois entourée d'un halo.
hauteur d'eau de pluie annuelle est de 0 m. 00.
Pendant l'hiver la grêle tombe aussi quchjuefois, mais elle fond aussitôt qu'elle a touché terre.
GÉiHlnAPIIIE DU DAMOMEV
Vents.
I,cs voiil.s qui .sounieiit sur In cote îles Esclaves sont désignés sous le nom de l/riac de terré et brute du large.
Pendant la saison séclie, l'une et l'autre soufflent alternativement pendant une durée égale.
lai lirise de terre qui vient du nord, et parfois du nordouest, apparaît vers minuit et dure jusqu'à neuf heures du matin. Elle est chaude et humide et accompagnée ordinairement de my riades de moustiques.
La hrise du large, qui vient le plus souvent du sud-ouest, souflle pendant une moyenne de sept heures par jour, pendant les mois d'avril, mai, juin et juillet; elle cesse dans le cours de l'aprés-midi.
lîn août, septembre, octobre et novembre, ce vent dure quelquefois toute la nuit. En décembre, janvier, février et une partie de mars, il fait place, du lover <Iu soleil à midi, à l’harmattan ou vent qui sèche.
Comme il y a entre les deux vents une dilTércnce de 8 à 9“ centigrades, la transition est fort brusque et la fin des nuits toujours froide.
L'harmattan.
C'est un vent mi-froid, mi-chaud, qui soullfe surtout en décembre, janvier et février. Il va du nord-est au sud-ouest.
Pendant l'époque où il souflle, il alterne avec la brise de terre.
L'harmattan apparaît généralement de très grand matin et disparaît vers le milieu de la journée; il persiste souvent de deux ù six jours.
Desséché par les sables du Sahara, puis refroidi par l'humi-
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Uilê anil>îantede certaines contrées du Niger, il chasse devant lui <lcs tourhillons de solde.
Son ajïproche est annoncée par un épais bi-ouillaitl «le |xtussière qui, jusquà 10 ou 11 heures, cache les rayons du soleil.
Sous st^n iniluence, les lagunes se dessèchent et haiss*'nl avec une mpi«lilé reinarijiiahlc, les eaux stagnantes dispamisseiil complètement, car, sauf «juelt|ues orages, il ne pleut jamais à Tépoque de l’harmattan.
Oans l'intérieur des maisons, l'on cnlcml craquer les portes, les fouèlres et les bambous; les feuilles des arbres se crisp«»nt cl tombent comme grillées ; les lèvres sc dess«*ehent ainsi «pie la Imuchc et la gorge. Une .soif inlolér.iblc loumientc sans cesse, la peau st» gerce, cl jmurtant c'est la meilleure viison pour UKumpéen.
Pendant l'invcrnagc, l'harmallan est cliargc «le bruim-s mals;iines, mais, «lès que les pluies ont cessé, ililevii*nl si stn: et si fix>id que la lenipérature d«*scend en «[uelqut's li«*ures ile 2Gà 17«.
I/harnialtan est chassé par des brises «le sud-ouest, «huit la fraîcheur est d'autant plus sensible que le c«jrps, étant di'ssêclié. en est devenu bien plus imprcssiiuinablc.
l*ar suite de cos variations du veut, on a vu des ii«**gr«‘s grelotter par 25® au-dessus de zéro.
Tornades.
Pendant la siiison des grandes pluies, en avril et en mai surtout, on a les plus niauvaisc‘s barres et aussi ces ouragans terribles appelés tornades.
Ce nom indujuc sufTisammont le inouvemciil giratoire du vent et des nuages, qui, dans leur fureur, reviennent souvent ;i leur p«ûnl de «lépart, apK*s avoir fait un tour ccmiplct «h» l'iiorizon.
Gf.Or.RAI'IllE IlL n.MIOMRÏ
Avanl ron^gc, î air est loiml, la chaleur accablante; le ciel est pur, mais vci's le nonl-csl un poinl noir apparaît. Il grossit rapidement en tournant, le vent se 4léchaîne avec violence, la pluie tombe il torrents, aecompagnêo do coups de tonnerre, et de nombreux éclairs sillonnent respace.
llien ne résiste à la fureur de Tounigan ; des toitures de maisons sont emporlées à plusieurs centaines de mètres; des arbres séculaires s<int abattus par la force du vent; les forêts fivmissent sous la tempête, et, par places, il se creuse de profonds ravins. Uref, cVst un liouleverseinent complet de la nature. Heureusement ipie la durée <le la tornade n'est (jue de ipiehjucs minutes à peine, car autrement les dégâts Kcraicnt incalculables. *
Quand un calme réparateur vient succé«ler à la tourmente, le ciel est plus clair, l’air plus frais et plus agréable, on respire j>lns il Taise; enfin, on goiîle un repos dont on avait grand ))Csoin.
('es terribles jdiénomènes de la nature produi.sent toujours sur les poptdalions supei'stilieuscs du Dabomey une impression profonde.
Maladies du pays.
\ Cote des Kscîaves est un peu plus .salubre cjuc ses voisines; c'esl celle où TlCuropécn résiste ]>1uH facilement aux atteintes du climat, mais les memes soins sont nécessaires aussi bien si l^>rto-Novo qu’à (irand- ^ llassam.
- Le paludisme est la grande maladie des
Kuropéens; les lîcvres y régnent à Tétai endémique, surtout il la côte, dans le voisinage des lagunes. Ces oITcctions présentent généralement \\n caractère assez bénin, mais à la
longue elles |xîuvenl se transformer en 6ê\Tes bilieuses on Ucvres liématuriques bilieuses, d’un carat 1ère très pemkieux.
I>ans le premier cas, une hvgiêne rigoureuse et des scias s
attentifs suHisont ; dans le second, le seul rem^le est le renvoi du molndc en Kurope.
l-es Européens sont, du reste, contraints de venir demander «le temps en temps à l’air natal la réparation de leurs forces épuisées, car, au bout de quelques années de séjour, leur sang s'est ap{Kiuvri et ranêmic les consume. Le teint jaunâtre que prend l'Européen révèle son état anémique; son estomac s'afTaiblit, son caractère s’aigrit, toutefois il résiste.
I.Æ fièvre paludéenne se comlxil généralement comme la fièvre intermittente, au moyen du sulfate de quinine. Dans le Haut-Dahomey, où l’atmosphère n’est plus cliargce d’humidité, la fièvre paludéenne dedent rare.
Dans les postes français, on trouve facilement les mêdicanients nécessaires à combattre les maladies ordnuires de la contrée.
I-es cas de dysenlene sont rares, mais ils présentent -un caractère de gradlé exc-?ptionnel ; l’anémie, pro%'enant de l’inertie digestive, de rinfluence climatérique ou des pertes sudoralos, est le mal auquel tous les Européens sont en proie.
L’insolation fait aussi quelques victimes, mais dans ce pavs j
de forêts ce cas est généralement le résultat d’une imprudence.
Les n'froidissements sont à craindre, quoique rares, mais ils sont ilifficiles à g^iérir complètement.
I.a phtisie fait de nombreuses victimes chei les indigènes qui font un usage immodéré de l’alcool.
I>e grand degré hygrométrique de l’atmosphère prédispose aux rhumatismes. C’est une affection très fréquente aussi |
bien chez les blancs que chez les noirs. !
petite vérole fait, de temps en temps, son apparition j
r.i-^(K;RAiMnE du daüomky
parmi les in<lij't‘ncs ; mais elle est assez bénigne, malgré le peu do prtkaulions j)rises pour évilcr sa pn»pagalion; elle n’csl (lu reste pas 1res ct>iilagieusc pour le blanc.-
Les ulcères ne sont pas mrcs, surtout aux mcmbi*es inférieurs; réléphantiasis est 1res commun, surtout aux chevilles.
Les maladies les plus communes sont celles de la peau : le psoriasis, ree/.éma, l’herpès circiné, se montrent fréquemnirnt; les bourlMUiillcs sont constantes.
Lîi gale atteint indigènes et Kuropéons; la tnmsmission se produit parle contact, mais au lieu d’envahir le corps entier, la maladie se localise prescpie toujours sur le pied, la main, les bras, les jambes cl rarement le tronc.
La lèpre est également assez commtme chez les noirs, qui ont des remèdes spéciaux pour la gu *rir; seulement après guérison les endroits utla(|ués restent roses, la peau ne s’y colorant plus.
Il y a aussi on Guinée la nmf.iJlc da sommeil^ qui provient de rintlammation de rcuveloppe cérébrale. Le patient est sous le poids d’une somnolence <jue rien ne dissipe; il répond quand on l’appelle, mais sans sortir de sa torpeur. L'issue est toujours fatale.
Dans les pays chauds, beaucoup de blessures, même légères, sont accompagnées du tétanos cl suivies de mort;, aussi faut-il prendre beaucoup de précautions et se servir d'anliscpticpics pour le lavage des plaies.
Le ver de Guinée et la puce chique.
Parmi les parasites (jui indisposent fortement les habitants du Dahomey, il faut citer le ver de Guinée et la puce chique.
Le ver de Guinée.
Ce némaloïdc appelé (Zr/iyo/i/ieau, filairc de Médine et ver