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IIIL BLANC ET ROUGE

Le mil blanc et le mil rouge sont cultivés par toute la population indigène. Pour le premier le semis a lieu en avril cl la récolte en juin ; pour le second en juin et en novembre ; on ne fait qu'une récolte par an.

Le prix de vente du mil blanc est de 0 fr. 05 le kilogramme et celui du mil rouge de 0 fr. 01.

Ils servent à ralimcnlation et les noirs en tirent une bière légère très rafraîchissante.

LE DAHOMEY

Le mil rouge forme la nourriture presque exclusive des chevaux dans le Haut-Pays.

RIZ ROIT.E

Des carrés très étendus de riz rouge sont cultivés il proximité des cours d'eau et sur les plateaux du Haut-Dahomey.

Les semis ont lieu en avril et la récolte se fait trois mois après. Le riz est livré au commerce en sacs, et se vend le kilogramme à raison de 0 fr. 07 non décortiqué, et de 0 fr. 25 décortiqué.

HARICOTS IXDIGÊ.NES

Les haricots indigènes ou niabés sont cultivés dans. toutes les régions du pays ; ils sont petits, de teinte brune ou noire.

Les semis se font en mars, avril et octobre ; les récoltes ont lieu en juin, juillet, décembre et janvier.

La valeur marchande des haricots est deO fr. 30 & 0 fr. 40. le kilogramme,

COTOX

Le coton existe en assez grande quantité et pousse librement à l’état sauvage.

La culture de cette plante est ' presque nulle sur la côte, comme d’ailleurs dans la majeure partie dû Bas-Dahomey, oit les cotons filés de provenance européenne ont peu k peu remplacé le produit indigène.

Les semU se font en avril, immédiatement après les premières pluies ; la récolte a lieu dans la saison sèche, en janvier, dès que les capsules mûres se sont ouvertes sous l’actioa solaire. /

LE DAIIOMET

L'indigine laisse le coton sécher sur la plante, avant de le cueillir; il le livre ensuite, sans aucune préparation, aux tisserands oa aux maisons de commerce.

Ce coton h soie très courte se vend 0 fr. 30 le kilogramme.

M. Godefroy-Lebœuf, horticulteur à Paris, a appelé l'attention du département sur l’intérêt qu’il y aurait à introduire et à cultiver dans nos colonies le coton annuel dit du Turkestan.

Des renseignements que ce commerçant a fournis, il résulterait que l'arbuste dont il s’agit ne produit pas comme les espèces similaires, pendant tout le cours de l’année, mais à une époque fixe qu’il est loi.sible au planteur de déterminer par le choi.x de l’époque des semis. 11 en résulterait que les récoltes provenant de ce cotonnier pourraient être obtenues pendant la saison sèche et seraient à l'abri, par conséquent, des pertes occasionnées par les pluies. De plus la capsule s’entr’ouvrant il peine, la soie ne subirait aucun dommage du fait de la rosée.

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