ARACHIDES
•\ux temps des rois du Dahomey’, Icsaracbidcs ou pistaches déterré réussissaient très bien dans les terrains très sablonneux de Kotonou, mais vers 1881 le roi Glé-Glé, craignant que le indigènes en se livrant tout entiers à cette culture ne négligeassent les produits de première nécessité, interdit l’arachide dont la production cessa brusquement en vertu de cet ordre. ' De nouveaux essais ont été tentés depuis avec plein succès; mais les cultures sont encore peu développées et toute la récolte est consommée par les indigènes.
Les semis ont lieu en mars et avril, les récoltes en juin et juillet. Le fruit se développe et mûrit sous terre; il est de la grosseur d’une noisette, comprimé vers le milieu et enveloppé d’une gousse. Chaque plante produit plusieurs amandes.
La valeur marchande des arachides est de 0 fr. 30 h 0 fr. 33 le kilogramme, non décortiquées. ■ '
PHODL'CTIONS DD DANOilEY
LE KARITÉ OU ARBRE A BECRRE
Le kariW ou arbre à beurre est très répandu dans la région des Mains et dans tout le Haut-Dahomey.
Scs fruits très abondants se cueillent vers la mi-juin ; leur pulpe, qui a une saveur douce, se mange, et de l'amande on tire une graisse servant li la préparation des aliments et connue sous le nom de beurre de karité.
Ce beurre se trouve couramment sur tous les marchés en pains de 3 ou k kilogs, au prix d'un franc le kilogramme. Ce prix élevé est dû aux difTicuItés de préparation de la denrée avec les moyens primitifs dont disposent les indigènes.
Outre son utilité culinaire, le produit du karité est également employé dans la fabrication de savons, de bougies, etc.
Les indigènes en font un commerce important qui pourrait être considérablement développé, pour devenir l'objet d'un avantageux trafic avec la métropole; surtout que les noirs ne recueillent qu'une faible partie des fruits du karité, dont le reste se perd sur place, faute de débouchés ou de moyens pratiques pour se livrer lucrativement h l'exploitation du précieux produit qu’ils renferment.