‹ Dahomey et dépendancesChapitre 97 sur 133 · INDUSTRIELLES ET CULTURES COMESTIBLES · texte numérisé non relu

INDUSTRIELLES ET CULTURES COMESTIBLES

Dans les forêts inextricables du Dahomey, à la végétation luxuriante, & la hrousse impénétrable, aux fourrés coupés de lianes tortueuses et sillonnées de sentiers conduisant aux villages voisins, on rencontre des arbres de toutes familles et de toutes grandeurs, parmi lesquels il faut citer encore :

Le baobab dont le diamètre du tronc atteint de gigantesques proportions ; la pulpe de son fruit séchée ressemble à de la farine et remplace la quinine dont elle n’a pas le goût désagréable. Elle est acidulée et rafraîchissante, aussi est-elle préférée pour combattre les fièvres paludéennes. Une infusion de sa feuille arrête la transpiration et sert de condiment

LE DMIOMEY

dans la nourriture ; le fromarjcr ou bombax h laine, très ombreux ; le tlrayonnier, dont on extrait un purgatif ou un astringent, selon que l’on y ajoute ou non un mélange de vallisnérie.

Le rhat\ le rocco', le tamarinier géanl.

Le jacquier ou arbre îi pain, dont il existe deux vanétés : le fruit de l'une est rond et pèse un kilogramme, celui de l'autre est oblong et atteint jusqu’il 8 kilogrammes. Cuit au four ou sous la cendre, la masse farineuse du fruit se mange comme du pain. Les fibres de ce végétal offrent une grande résistance comme matière textile.

L’eucaii/ptui, qui atteint rapidement 7 à 8 mètres de hauteur s'il est planté par bouture dans un endroit humide et légèrement ombragé.

Divers acacias, dont le ftamhoyanl aux fleurs d'un rouge vif, l'acacia mcUifera aux fleurs comestibles; le robinier; l'acacia gommier, etc. ; le raphia qui sert à faire des meubles légers et produit une liqueur que les indigènes appellent le vin de Boudou ; c’est aussi une plante textile.

La securitlaca lonyipedunculata ‘avec les fibres de laquelle les indigènes font des filets de pêche d’une résistance étonnante; le gardénia Jovia lonanlis, arbuste de 2 k 3 mètres de hauteur, dont le nom vient de ce que les indigènes placent scs rameaux au sommet de leurs cases pour conjurer la foudre.

Des callcédrala.

Des gonahie».

Le sisscré (en langue dahoméenne), arbuste dont le fruit est une baie de la gixisscur d'une olive et qui possède une pulpe blanche et sucrée, très agréable k manger;

Le gombo ou kiave ou ketmie, dont les capsules sont consommées dans l'alimentation et dont les fibres .servent k la fabrication des liens.

PnODUCTIONS DU DAItOMET 393

Le cochlospernwm angolcnse dont les Pilaments servent aussi aux indigènes à faire des liens.

La morinda cilrifolia, petit arbre qui donne une teinture de couleur safran et dont le fruit, cuit sous la cendre, est employé contre la dysenterie, contre l'asthme et eomme vermifuge, etc.

La siniarouba, arbre dont l’éeorce est employée en médecine.

A l’ombre des forêts, croissent des euphorbes résinifères et des euphorbes ipe'cacuanha, dont la racine est employée comme vomitif.

Des orchidées,

Des dracaenas,

Des papayers aux fruits très estimes rappelant un peu le melon ; les graines pimentées et astringentes offrent le goût de la capucine ; des cotonniers dont plusieurs variétés il l’état sauvage sont utilisées dans l’industrie textile et comme médicament ; leurs graines oléagineuses servent à des frictions et leurs feuilles émollientes sont employées fréquemment dans la thérapeutique.

La symphonia ylobulifera, dont la sève désinfectante remplace dans le pays notre acide phénique.

X'ochrocarpus africanus qui atteint jusqu’à 50 pieds de hauteur ; son fruit qui est mangé dans certains pays est considéré comme vénéneux dans d’autres.

La lophira alata dont l'huile sert à la toilette des femmes indigènes et aux préparations culinaires ; sa noix sculptée est un ornement recherché.

Les balisiers dont il existe plusieurs variétés et dont les graines peuvent servir de plomb de chasse en raison de leur dureté ; on en tire aussi une belle couleur pourpre ; le cacliernopal sur lequel pourrait vivre la cochenille si on voulait l’acclimater au Dahomey.

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