I.E DAHOMEY
Le coasoué qui donne une sorte de gomme laque.
\’ali3În tlohpoué des indigènes, arl)re amer, sorte de quinquina ; les hananiert, de plusieurs espèces, qui donnent la banane-figue, la banane ordinaire, la banane-pomme, la banane rouge, la banane de San-Thomé, la meilleure de toutes, et la hanane-cochon qui ne sc mange que cuite.
Comme arbres fruitiers le Dahomey possède aussi les mantjuiers ou mangots non greffés qui poussent sans culture, les citronniers et les orangers avec les fruits desquels on fait une liqueur assez agréable.
Les goyaviers, les cocotiers, les corossoliers, les pommiers aeajoa, aux fruits acides; k leur base se trouve une amande en forme de haricot qui se mange rôtie, car crue le suc caustique qu’elle contient fait enfler douloureusement les lèvres et la langue. Ce suc carie en outre les dents qu'il fait tomber ; ses taches sont indélébiles et il peut remplacer l’encre.
h' avocatier ou poirier-avoeat, dont le fruit est très bon si on sait l'accommoder.
Le figuier d'Inde aux fruits de médiocre qualité.
Ije muscadier, dont le fruit gros comme un pois est utilisé comme muscade.
L'ananas sauvage très abondant, mais peu savoureux, fibreux et sec.
Le néflier, les pruniers de plage, dans les buissons de la côte ; ils donnent des petits fruits violets sans goût ni saveur.
Les seules plantes comestibles cultivées par les indigènes dans les clairières ou autour de leurs habitations pour les besoins seuls de leur alimentation sont : le maïs, le manioc, le chou-colza, l'igname, la patate douce qui a le goût d'une pomme de terre légèrement sucrée, le millet ou m'il ou sorgho, le panicaut, la canne â sucre, l'arachide ou pistache de terre vulgairement appelée cacahuette, et le haricot noir.
PBODLCTION8 Df DAHOMEY
Puis le concombre , la citrouille, le potiron dont les liges dressées servent à faire des nattes et les calebasses tous les récipients de ménage; le piment noir, la tomate sauvage 1res commune, le pourpier qui pousse sans culture. Ce dernier pris en infusion sert de diurétique aux gens du pays. Il y a aussi le poivrier qui produit la graine dite de Paradis, employée comme condiment excitant cl tonique ; le gingembre dont les indigènes se servent j)our guérir la toux et qui a un bon prix sur les marchés anglais, le fenouil, l'ac/ie sauvage ou céleri, l’oscille de Guinée, plante tonique apéritive et rafraîchissante, le pissenlit et plusieurs espèces de salicornia qui fournissent divers éléments h l'alimentation ; le cubèhe, dont les fruits, semblables au poivre, sont aussi employés comme condiment.
Des petits oignons.
Le tara, etc.
Les autres plantes que l’on trouve encore au Dahomey sont : l'Hibiscus abelmoschus qui produit un jus parfumé, remplaçant le musc animal, et réputé l’antidote de la morsure de la cobra di capcllo.
Le cissampelos vaugelu est un diurétique très etlicace, c’est une petite plante assez commune dans les lieux ombragés.
U argemone h fleurs jaunes qui, séchées et pulvérisées, servent de vomitif.
Le chelidoine ii fleurs jaunes, dont le suc caustique sert à la destruction des verrues.
La pomme-cannelle qui sert i> faire des cataplasmes pour guérir les tumeurs.
La pomme de crocodile dont on fait des infusions pour la toux.
Le corossol qui est un antispasmodique.
La sauvagesia erecta employée pour soigner les ophtalmies.
Le ggnondropsis pcntaphylla qui, pris en infusion bouil-
LE DAHOMEY
lante, sert d’astringent ; la craloera rcligiosa dont on fait séjourner la tige dans une huile qui sert h frictionner les parties atteintes de douleurs ou de rhumatismes.
Le bois de canipdche, Vindigo, assez commun dans les Popos. L.’orseitlc peu répandue et très recherchée pour la teinture indigène ; Vhibiscus splcndens, aux fleurs jaunes ou rouges, qui, frottées sur les chaussures, produisent par leur jus un vernis noir et luisant qui remplace le cirage.
Le nasturlinm. humifiscum qui se mange comme le cresson et qui est en certains endroits l’unique nourriture du bétail.
La cardamine ou langue de vache que les Européens mangent crue et les noirs cuite.
Le tamier, très commun.
Le papyrus qui existe en grande quantité sur le bord des lagunes de l’Est. ~
Le sésame, plante herbacée dont les graines fournissent une huile employée surtout dans la fabrication des savons.
La fève de Calabar, dont le port ressemble à celui du haricot et dont la gousse atteint jusqu’à 17 centimètres de longueur ; c’est une plante vénéneuse très éncrgitpie, que les médecins utilisent pour faire contracter la pupille, pour combattre le tétanos et guérir certaines névralgies.
Comme fleurs, on trouve, suivant les régions :
La scabieuse,
La vallisnérie à spirale et la morène, très nombreuses dans les marécages,