‹ Dame MélancolieChapitre 12 sur 41 · LES EPHEBES S'EN VONT · texte numérisé non relu

LES EPHEBES S'EN VONT

Les éphèbes s'en vont, au hasard du chemin, Vers un castel où dort une angeline blonde. Fous, les cheveux au vent, la mandore à la main, Laissant un libre essor à l'âme vagabonde, Les éphèbes s'en vont au hasard du chemin.

La vierge qui sommeille a pour nom « Poésie, » Et les éphèbes sont des Poètes errants, — Ceux qui, dès le berceau, pour Reine l'ont choisie. Ils marchent d'un air fier, comme des conquérants. La Vierge qui sommeille a pour nom « Poésie. »

Du grand heurtoir forgé, frappant contre la porte, Ils attendent. — En vain. . . — Car, depuis des Printemps Leur voyage a duré « si longtemps, si longtemps, » Que lorsqu'ils sont au but. « la Poésie est morte. »

Les Visions

Aimai-je un rêve?

Mon doute, amas de nuit ancienne, s'achève En maint rameau subtil...

(Stéphane Mallarmé.)

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