QUAND L'INGRATE A FUI
Quand l'ingrate a fui, la source a pleuré Des larmes d'azur sur la roche grise ; Et mon cœur aussi, mon cœur a pleuré Les larmes d'azur dont l'âme se grisj.
Quand l'ingrate a fui, le vent gémissant Sifflait dans les ifs du vieux cimetière, Et mon cœur aussi, mon cœur gémissant, Etait dévasté comme un cimetière.
Quand l'ingrate a fui, les feuilles d'Automne Jonchèrent le sol de leur tapis roux ; Et tous mes espoirs — fugitif automne — Ont jonché mon cœur de leur tapis roux.
Quand l'ingrate a fui, le jet d'eau rythmique Pleurait dans la vasque un égrènement, Et mon sang aussi, de son bruit rythmique, Pleurait dans mon cœur un égrènement.
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