ATAVISME
Je souffre quand je songe au lointain atavisme Qui fait revivre en moi les êtres disparus. — Globules de mon sang, chair de mon organisme, Je dois tout aux aïeux, vices comme vertus. —
Mais l'un d'entre eux surtout obsède ma pensée* Assistant à mes plus infimes actions.
Il me guide toujours dans la route tracée Par le flot continu des générations.
Quel est-il?... Mon désir serait de le connaître, De savoir quel pays, quel siècle le vit naître. Ce dut être un cœur fier, un sublime rêveur.
Epris de solitude et d'horizon champêtre.
C'est pourquoi je vénère avec tant de ferveur
Le Mort qui m'a légué son âme ; — Mon Ancêtre.
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