‹ DAMIENS Étude de psycho-pathologie historiqueChapitre 18 sur 27 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

espèce de hamac pour l'empêcher de se heurter contre les murs de l’escalier très étroit.

On l'installe dans la tour de Montgommery. Sa chambre est au premier étage, celle du rez-dechaussée qui a abrité Ravaillac, est trop humide.

Cette pièce ronde, mesure 12 pieds dans tous les sens. Elle est éclairée par deux meurtrières ou fausses fenêtres de huit à neuf pouces de large sur trois pieds de haut. Ces ouvertures sont garnies d’une double grille et fermées par des châssis postiches de papier brülé. La chambre ne possède pas de cheminée, on n’y fait pas de feu, mais elle est suffisamment chaude, grâce au poêle placé dans de corps de garde qui est au-dessous.

Des lumières brûlent continuellement dans la chambre du prisonnier.

Son lit est matelassé sur tout son pourtour.

Le criminel est attaché avec un assemblage de courroies. Elles lui maintiennent les épaules assujetties et de chaque côté du lit sont fixées à des anneaux scellés dans le plancher.

Deux courroies lui tiennent les bras, deux autres les cuisses, elles aboutissent à des anneaux semblables aux premiers. Un large tapis de peau est étendu sur les bras et les mains de l’accusé pour l'empêcher de se blesser. 5

Il est gardé à vue. Douze sergents sont entrés avant lui dans la tour et n’en sortiront qu'après lui, quatre restent dans sa chambre et huit autres dans la chambre qui est au-dessus.

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