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cer, s'étaient servis d’un tableau déjà utilisé pour M. le Dauphin.
L'imprimeur avait laissé l’'M et avait substitué Roi à Dauphin. On lisait : « pour M. le Roi ». Des gens firent cette remarque. Ils assemblèrent du peuple à la porte du collège et firent entendre que cela voulait dire : « Prières pour massacrer le Roi. » On entra dans le collège pour demander des explications au recteur qui ne savait ce qu’on voulait dire. Les parents, dans la crainte que le peuple ne mit - le feu, retirèrent plus de 200 pensionnaires. |
. Pendant le procès, on fit circuler trois petits ouvrages intitulés « Lettre d’un patriote », « Réflexions sur l’attentat commis contre la personne du Roi » et « Déclaration de guerre contre les auteurs de l'attentat commis sur la personne du Roi ». Le Parlement était accusé de mener deux instructions, l’une secrète et l’autre publique pour dissimuler les auteurs véritables de l'attentat. !
L'existence des complices y était prouvée, du moins on le prétendait.
. Damiens avait dit lui-même : « Qu'on prenne garde à M. le Dauphin, que ses complices étaient bien loin, que s’il les déclarait tout serait fini. »
Un garde du corps Pavait vu, avant l'attentat, dans la cour du château, causer avec un individu. qui lui avait dit: « Eh bien! » Il avait répondu : « Eh bien! j'attends ». On avait trouvé des chevaux prêts à être montés à la grille du château de Ver-
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sailles et deux hommes assassinés, témoins génants qu'on avait voulu supprimer.
La femme d’un cordonnier, établi à Paris, avait écrit une lettre à son oncle, curé de Langest, en Picardie, le 31 décembre, où elle disait : « Le 6 janvier, je vous apprendrai une nouvelle qui vous étonnera bien. » Le jeudi 6, elle lui écrivit et lui apprit l'assassinat du roi. La poste avait ouvert les deux lettres. Le curé et sa nière furent arrêtés.
On rapportait encore bien d’autres faits et l’auteur concluait :
« Si la procédure se termine à punir l’assassin sans Jui trouver de complices, on ne persuadera jamais au public, qu’un homme d’une condition servile, qu’un laquais, en un mot, se soit déterminé par malice propre, sans impression reçue d’ailleurs, sans intérêt d’aucun genre, sans aucune sorte de séduction, à enfoncer le poignard dans le sein d’un roi à qui il était inconnu et qui ne lui avait fait
aucun mal. »
Les accusations portées contre le Parlement étaient cependant mal fondées. L’instruction avait été menée avec beaucoup de soins. On avait rien négligé pour découvrir les complices.
Le jour même de l’attentat on avait tourmenté le criminel pour les lui faire avouer. Puis on s'était efforcé de reconstituer heure par heure son emploi du temps. Une enquête avait été faite pour retracer sa vie.