‹ DanemarkChapitre 108 sur 147 · LETTRES DES DEUX ROIS · texte numérisé non relu

LETTRES DES DEUX ROIS

• témoignage de mes sentiments pour Elle, et je me fais un

■ plaisir de les exprimer moi-même à Voire Majesté en lui faisant « mes remerciements sincères de l'amitié qu'EUe m'a montrée >< dans ci l te occasion, et en lui marquant combîenje suis sensible < en particulier à la nouvelle preuve qu'Elle vient de m'en '■ donner en se chargeant à ma prière de la garantie de ces » traités. J'en conserverai un souvenir constant, et comme je " ne me suis proposé pour premier but de mes mesures et de

mes démarches que le rétablissement de l'union et de la bonne intelligence entre ma maison et ma couronne et celle de Suéde, et le maintien du repos et de la liberté du Nord qui en dépend, objets que je sais être ehers à Votre Majesté, je me promets que je la trouverai toujours disposée à concourir avec moi dans la poursuite de ces justes vues, et j'espère que cette uniformité de nos principes resserrera de plus en plus et rendra indissolubles les nœuds de l'alliance qui subsiste entre nous, et qui me sera toujours si précieuse « et si chère. Je suis. Monsieur mon frère, etc. » Il est clair que le roi de Danemark promet positivement dans de persévérer dans le système établi, et de continuer son alliance avec ta France, pourvu qu'elle concoure aux mêmes vues, et l'on va trouver la preuve de ce concours dans ki réponse da Roi au roi de Danemark.

« 18 janvier 1751- — Monsieur mon frère. Je n'ai jamais employé ma médiation ni donné ma garantie avec plaa da plaisir que dans les traités que Votre Majesté vient de conclure entre elle et le roi et le prince successeur de Suéde, •! Ion ne peut être plus sensible que je le suis à ce qu'elle

■ me témoigne à cet égard. Votre Majesté rend justice aux sentiment d'amitié que j'ai pour elle lorsqu'elle compte me t touver toujours empressé à concourir à la conservation de l 'union rétablie entre Votre Majesté cl la couronne de Suède, et à la splendeur de sa maison, dont le repos et la liberté «lu Nord dépendent si intimement ; cet objet nous importe trop mutuellement pour que nous puissions jamais le perdre

et comme Voire Majesté me paroît avoir adopté un t»lun si sage et si noble, elle doit être persuadée que je m'en-

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