‹ DanemarkChapitre 111 sur 147 · NOUVELLES INCERTITUDES · texte numérisé non relu

NOUVELLES INCERTITUDES

dans les inémtes principes qae son prédécesseur. mais il paroissott encore y persister «près m mort. La letlre

qu'il écrivit de Copenhague an marquis de Puirieulx. alors ministre des affaires étrangères, en est on témoignage irréfragable. En voici les termes :

■ Sa Majesté me commande de tocs assurer en » Monsieur, de l'estime très distinguée qu'elle 1

■ ment pour Votre Excellence, et que c'est pendant son minis- * 1ère, que je puis nommer non aenlenaent glorieux à la France. > mais encore heureux pour l'Europe entière, que s'est fait un

»■ a cco mm odement et une alliance si avantageas*- an Nord et l si salutaire à la conservation de la paix générale. ■ Après avoir rends a Votre Excellence ces sentimens da < roy mon maître, je ne me crois point permis de loi faire men-

■ lion des mien?, d je me borne â la prier de vouloir bien « juger elle-même de la joie que je ressens en exécutant ces « ordres de mon roi . et en voyant par les mains de Votre

■ Excellence le sceau mis a un ouvrage qui a été l'objet cons- « tant de tous mes vœux. >

Il seroit naturel de croire qu'après des assurances aussi fortes, aussi positives et aussi réciproques entre Leurs Majestés Très Chrétienne et Danoise et leurs ministres, la proposition du renouvellement de l'alliance, si essentielle au maintien de l'équilibre da Nord, devroil être accueillie de la façon la plus favorable ; cependant, à en juger par la conduite que M. de Bernstorff a tenue jusqu'ici, et par les bruits qui se répandent de ses intentions, il semble que l'on doive s'attendre à éprouver les plus fortes contradictions de sa part. A peine les traités pour le rétablissement de l'union et de la bonne intelligence entre les deux branches de la maison de Holstein el les deux couronnes de Danemark et de Suède ont-ils été ratifiés, que ce ministre a cherché soigneusement les moyens de la troubler.

Il a demandé aux Suédois, contre tout droit et raison, la cessation des ouvrages de la forteresse de Landscrone. Ceux-ci n'ayant pu l'accorder, il leur a fait donner par écrit une réponse menaçante, qu'il a cherché ensuite à adoucir par des explications, mais qui n'ont été que verbales. Comme M. de Beroslorff

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;nnil fuit des ouvrages de- cette forteresse un objet considérai: de crainte pour sa cour, il l'a engagée a en construire une sur son territoire qui pût balancer ledanger de celle-là. Les Suédois, qui on! compté que ce mïnisitv si-roil satisfait par cette opérali'-n, non seulement n"ont pas montré fa moindre inqui-'ln I e à ce sujet, mais ils ont continué à donner les plus grandis marques d'union et de bonne intelligence au Danemark ; entre autres, ils ont terminé en ITO2 le traite de limites de h rigB 1 , don) la discussion dnroil depuis cent ans, et ils l'onl Tait avec tant de bonne volonté et d'une façon si favorable puni le Danemark que les ministres danois ont déclaré qu'aptes cela il ne pouvoit plus naître aucun sujet de trouble et de division de leur part. Cependant c'est presque dans le même temps que M. de BcrnstorlT fait faire une assemblée de troupes, et que. sous main, il (ait courir le bruit qu'elles doivent être employées à faire des conquêtes en Scanie, si la Suède ne luit détruire les ouvrages de Landscronc.

D'un autre coté, le roi de Danemark avoit demandé les bons offices du Roi pour accommoder l'affaire île Kniphausen entre lui cl le roi de Prusse, et Sa Majesté BVOÎI fourni un expédient (]iii, en sauvant l'honneur de tous les princes qui sont compromis dans cette affaire, sembloït devoir être suivi d'un heureux succès; mais M. de Bcrnstorff l'a rejeté sous des prétextes vagues, et sans doute parce qu'il ne le trouvoit que trop propre a concilier le différend ; de sorte que son but, par rapport aux allies du Roi, parott être de faire des demandes injustes à rem qui sont bien avec sa cour, pour leur susciter des affaire fli' refuser les expédiens qui peuvent accommoder les différends de ceux qui ont des affaires avec elle.

Cette opinion est vérifiée non seulement par toutes les circonstances qui ont accompagné les faits qu'on vient de rapporter ; mais M. de Bernslorff lui-même semble ne vouloir pas qu'on ignore sa façon de penser, tant à l'égard de la France que de ses alliés.

Toutes les nouvelles publiques ne sont remplies que de ilif-

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