‹ DanemarkChapitre 116 sur 147 · MINISTERE DANOIS · texte numérisé non relu

MINISTERE DANOIS

elle ne doit pas être longtemps différée. II est a présumer que c'est dans les premiers temps de l'arrivée du président Ogicr que ce ministre s'efforcera de lui prodiguer les scnUmeus affectueux et les témoignages de dispositions favorables de sa part pour la France, afin de dissiper les préventions qu'il soupçonnera l'abbé Lemaire de lui vouloir inspirer contre lui, et d'endormir sa vigilance pour la suite.

D'ailleurs, si l'on tardait à proposer ce renouvellement, M. de Bernstorff pourroit accuser la France de négliger l'alliance du roi de Danemark et saisir ce prétexte pour faire accorder la préférence à l'Angleterre.

Le meilleur parti paroi t. donc être de placer cette proposition peu de temps après l'arrivée du ministre du Roi à Copenhague. et dans la chaleur des assurances de bonne volonté qui lui seront données, tant de la part de lu cour que de celle des ministres. Mais, comme il pourroit peut-être se rencontrer des obstacles imprévu», le Koi se réserve à faire donner ses derniers ordres là-dessus au sieur président Ogier après qu'il aura rendu compte de la situation où il aura trouvé les affaires.

Le ministre du Roi sentira aisément, par l'importance de I olij'l, Mlle de mettre toute son attention à se rendre agréable au roi de Danemark et à sa cour, et à s'attirer l'amilié et la confiance de ses ministres.

Outre la lettre de créance qu'on lui remet pour le roi de Danemark, il ne manquera pas de l'assurer de vive voix que Sa Majesté n'a pas de plus sincère désir que d'entretenir et de resserrer de plus en plus les nœuds de la bonne intelligence *qui subsiste entre eux, qu'EUe ne doute pas de trouver les mêmes dispositions dans ce prince, qu'EHc compte avec la plus grande confiance sur toutes les assurances qu'il lui a fait donner de son amitié en différons temps, et qu'il doit être d'autant plus persuadé de la sienne qu'elle est autant fondée sur ses vertus que sur son attachement pour elle.

Il seroit superflu de tracer au ministre du Roi la conduite à observer avec M. de Bernstorff. Le portrait qu'on vient d'en faire lui indique assez qu'il ne doit manquer ni de vigilance pour

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