‹ DanemarkChapitre 130 sur 147 · TRAITÉ DE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE

principes qu'on vient de développer, Sa Majesté fera passer au marquis de Vérac des Instructions et des ordres qui y soient analogues.

Les détails dans lesquels on vient d'entrer suffisent | faire connaître au marquis de Vérac la relation qui subsîst actuellement entre la France et le Danemark, ainsi que la politique que le Roi suit el qu'il doit suivre à l'égard de celte puissance. Le marquis de Vérac jugera également que, dans ce moment-ci, nous n'avons rien à négocier avec les Danois et que les fonctions de son ministère doivent se borner à obsc ver avec la plus grande exactitude les mouvements de la coi de Copenhague, sa marche à l'égard de la Russie el de la BOUT de Londres, ses vues par rapport à la Suède. Tous ces oJjpta demandent une attention sérieuse, parce qu'ils serviront essentiellement à faire connoître les variations que, la position actuelle du Nord pourra éprouver, el à faire juger jusqu'à un certain point de la durée ou de l'instabilité de la paix dont il jouit maintenant. Le marquis de Vérac ne s'occupera pas moins à se procurer des notions aussi exactes que détaillées sur l'étal t des forces du Danemark, sur son commerce et ses finances, sur la capacité et les affections de sc> ministres.

On croit devoir finir cet article en mettant le marquis de Vérac au fait des engagemens que la France a prifl par le traité éventuel de 1750, dont il a élé parlé plus haut. Par ce traité, le prince royal, depuis roi de Suède sous le nom d'Adolphe Frederick, consentit à abandonner au roi de Danemark la partie du Holstein possédée par la branche de la maison de Hol-iriu régnante en Russie, lorsque la succession en seroil ouverte, et à recevoir en échange les comtés d'Oldenbourg et de Delnifnhorst, et la France se chargea de la garantie de cette stipulation. Le cas prévu par ce traité n'est pas encore arrivé ; mais on a vu plus haut les arrangemens pris entre les cours de Pétcrsbourg et de Copenhague relativement aux provinces qui y sont dénommés. Cet arrangement a consommé les prétentions et l'expectative du roi de Danemark ; mais il a laissé en souffrance celles du roi de Suède ; d'où il résulte nalurellemci

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