‹ DanemarkChapitre 14 sur 147 · INFORMATIONS A PRENDRE · texte numérisé non relu

INFORMATIONS A PRENDRE

ministres de la cour de Danemark, afin de connoître s'ils concourent fous au bien commun, et qu'il informe Su Majesté quels sont les sujets qui composent le conseil dudit roi, el en qui il a sa principale confiance, en quelle considération sera auprès de lui le sieur Hannibal de Schcstcd, comme l'on sera satisfait de son ambassade de France, el ce qu'il aura négocie' en Angleterre ci en Hollande, quels sont les véritables sentiments des ministres et des Etats dudit Royaume touchant la nouvelle alliance conclue avec Sa Majesté, et s'il y a quelqu'un d'entre eux qui n'en soit pas content et qui favorise ou parle en faveur de l'ancienne alliance qu'ils avoient avec la maison d'Autriche.

Ledit sieur chevalier s'attachera aussi à connoître le nouveau gouvernement, et pénétrer les voies qu'a tenues ledit roi pour y parvenir ; quels actes il a exigés des ordres et Etats de son royaume pour l'élection et assurer pour toujours dans sa famille l'hérédité et succession audit royaume, quel changement il a apporté dans les privilèges de la noblesse el luis fondamentales dudit royaume ', quelles sont les alliances qu'il désire de prendre pour le prince de Danemark, et découvrir secrètement ce qui avoit donné lieu au bruit qui s'éloit répandu de son mariage avec une princesse de France *, quels avantages ce mariage eût pu produire pour la religion catholique, et s'il y avoit lieu d'espérer que cette princesse eût pu s'acqué-

1. On trouvera dans Vllùtoirt <ie Danemark de C. F. Allbk, traduite pu M. E. Besuvois. t. II, p. 95 et suivantes, un intéressant tableau des change intérieurs qui suivirent en Danemark la réforme politique des 13 octobre 1 10 janvier 1661.

'.'. Cn i'i«--j ■ ! . ■ Mï-iitoh-e-t il.: M.uk'Lii'jiS'jlli) de Montpen»ier donne l'a de ces parole; : • Le roi de Danemark, raconte -t-ello sous la date de IM3, ira! envoyé son Bis aîné voyager ; il vint passer le carnaval i Paris ; le roi le reçut tris bien. On me dit qu'il etoit très bien fait, qu'il dansoit et alloit en masque avec Monsieur et Madame, qu'il parloit français. Je n'entendais parler que do lui; quelques gens même me roulnrent faire entendre qu'il pensoit à moi. Madame <b Chois; se donna de grands mouvemens pour le marier avec ma sœur d'A elle u'oloit pas bien faite, i! n'en voulut pas. L'on me manda qu'il mo ronlo voir, et d'En trapues m'écrivit que M. 'le Tuieime lui avoit dit que le Roi l* trouverait bon (Mademoiselle était en exil à Sainl-F irgcau). J'avais aussi peu d'entia d'aller en Danemark qu'en Portugal ; je ne me souciai point de recevoir oMI Je ne voulus pas Uter de cela. Je no sais si quelqu'un l'avertit du peu d'incfinatioB que j'avois a le voir ; je sais fort bien que je fus très aise do cp qu'il no val pu. •

Page 1