‹ DanemarkChapitre 32 sur 147 · PREMIER SUPPLEMENT M · texte numérisé non relu

PREMIER SUPPLEMENT M

| V. HE MMUAM.I-

Saint- Germain, 22 janvier Ifigï '.

H. de Hartangis, I ■ me rendez par voire lettre du

il décembre de l'audience que le roi de Danemark vonsavoil donnée le 81, et des conférences que vous avez eues ensuite avec ses ministres, me fait voir qu'ils insistent encore à l'entretien d'une flotte ou au moins d'aussi grande subsides que ceux que j'ai accordés au roi de Suéde par les derniers traités que j'ai faits avec lui.

A l'égard de la première demande, je vous ai déjà fail connaître trop extraordinaire et trop préjudiciable h ma couronne povr pouvoir être écoutée. El quant à la seconde, von- p ■ b-uH'iit faire voir au lieu où voua êtes que les conditions que je vous aj donna pouvoir d'accorder sont beaucoup pins avant. -i.

que celles que la Suède a obtenues de moi dans de semblables conjonctures d'affaires; qu'à l'égard des derniers traitée faits avec cette couronne, j'élois déjà eu guerre lorsqu'ils ont été DOSClns, ■■{ elle enlroil plutôt avec moi dans une ligue offensive que en sorte qu elle ne se pou voit pas dispenser de mettre suc pied un corps de troupes plus considérable même que le subside qu'elle recevoit ; mais lorsqu'il a été question d'une ligue défensive telle q n'est celle que je propose aujourd'hui au Danemark, et qui d ■*

38 SUPPLEMENTS D'INSTRUCTIONS

pour objet que le maintien de la paix sur le pied de la possession dans laquelle chacun esta prescnt.it ne se trouvera pas que j'aie jamais accordé à la Suède non seulement de plus grands subsides, mais même pareils à ceux que je vous ai donné pouvoir de promettre ; que, pu le traité fait avec la Suède en 16fil et en 1663, je n'étois oblige qu'a cent mille écus de présent en temps de paix et h quatre cent mille écus en cas d'action; que, par celui qui fut signé en la même année 1663 par le sieur Annibal Sehested. ambassadeur de Danemark, il ne fut promis de ma part à celte couronne, en m d'action, que trois cent mille écus, moyennant lesquels b)I<9 s'o!>Ii geoit d'entretenir huit mille hommes tant infanterie que cavalerie , et présentement, pour une alliance aussi purement défensive, vous avez pouvoir de donner jusqu'à cent cinquante mille écus en temps de paix et cinq cent mille en cas d'action. Il me semble que ces considérations doivent être assez puissantes pour obliger les ministres de Danemark a accepter vos offres, d'autant plus que vous n'avez rien B demander en faveur du duc d'Holstein, dont [Intérêt Hofl fait un obstacle invincible à la réunion de ceux de la Suéde et du Danemark dans mou alliance; que d'ailleurs vous ne stipule/ rien qui puisse ûter au roi de Danemark l'espérance de rentrer élans II possession des pays que tes derniers traités lui ont oies, et quand même tout ce que je viens de dire ne suffirait pas pour engager le Danemark dans mon alliance, le pouvoir que je vous ai donné à toute extrémité de porter les subsides jusqu'à six cent mille écufl la conclusion de votre négociation, et vous ne devez pas même vous en ouvrir, à moins que vous ne soyez assuré que ce dernier relâche ment sera suivi de la signature du traiU

Je reçois encore votre lettre du 30 décembre, et rien ne me pouvoit davantage persuader de l'engagement du Danemark avec l'Empereur que la demande qui vous a été faite de cinq cent mille écus de subsides en temps de paix et un million dècus en cas d'action. Elle eel U extraordinaire et si peu convenable a la conjoncture préeooU Ai affaires qu'elle ne m'oblige pas de rien ajouter il ce que contient celle dépêche cl au pouvoir que je vous ai donné par votre Instruction.

SECOND SUPPLEMENT fi'lN!

M. de Marlangis, j'ai été bien aise d'apprendre par votre lettre de 2d deeriiilire qu'enfin vous aviez reçu ma dépêche du 4 et l'Inslruc-

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