‹ DanemarkChapitre 33 sur 147 · SUPPLÉMENTS D'INSTRUCTIONS · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENTS D'INSTRUCTIONS

lion qui y étuit jointe ; mais, comme elle vous donne pouvoir d'accorder des conditions infiniment plus avantageuses que celles que la couronne de Danemark a pu obtenir de moi dans les préoédens traités, et qu'outre que je vous permets a toute extrémité de portai lea subsides au double de ce qui a été stipulé par le traité d'Annibal Schested, vous pouvez faire encore envisager aux ministres de lu cour où vous êtes de solides avantages et pour le roi leur maiirc ei ■joui- eux dans mon alliance, néanmoins vous demandez encore que e vous fasse savoir mes dernières intentions, comme si les moyens |ue je vous donne pour conclure ce traité ne dévoient pas ctresufli- «nts. Je veux bien vous dire que vous ne devez point vous imaginer e j'aie rien a ajouter au pouvoir que je vous aï donné, et que si, après l'avoir bien ménagé et même entièrement épuisé, on ne s'en lontente pas au lieu où vous êtes, vous n'aurez plus lieu de douler i ne soit déjà engagé ailleurs ; et je ne prétends pas aussi faire déplus grandes offres, et bien moins encore entrer dans les propos il on vous fait de l'entretien d'une flotte, qui est une condition si extraordinaire et si déraisonnable qu'elle ne mérite pas d'être écoutée, d'autant plus que dès lors que je donnerois six cent mille ôcus de subsides en temps de guerre, je laisserais à la liberté du rut e Danemark d'employer cette somme & ses besoins les plus prèssans. Cependant si vous ne trouvez point toute la disposition néces- .un . au lieu où vous êtes, pour convenir avec vous d'un traité d'alliance aux conditions que je vous ai permis d'accorder, vous devez tirer votre négociation en longueur autant qu'il vous sera possible, et laisser le plus longtemps que vous pourrez les Etais voisina s l'inquiétude du succès qu'elle pourroil avoir. Comme le traité que vous avez à négocier est d'une alliance défensive qui n'a pour objet que la manutention de la paix sur le pied de i possession dans laquelle chacun se trouve ii présent, vntis devoz être plus réservé â promettre a la cour où vous êtes des conquêtes sur la Suède, ces propositions marquant plutôt une ligue offensive que l'alliance que vous avez à traiter, et il suflit que vous fassiez seulement entendre que la mauvaise conduite que la Suede t.HMil a

égard pourroil m'obliger à en abandonner entièrement les intérèU ; le Danemark en profiterait dans la suite du temps, au cas que les engagement que cette couronne prendrait avec moi lui attirassent la guerre. Il est bon que vous fassiez connoitre au ebancelier de Danemark qu'il y a plus de six mois que je suis importuné des avis de quantité de pauvres gens qui ne peuvent tirer paiement de l' ambassadeur de cette couronne de tout ce qu'Us lui ont fourni. Connue I se prépare à partir sans leur donner satiafacti ' '■ ne me

permet pas d'empêcher qu'ils n'aient leurs reo l—

SUPPLEMENTS D'INSTRUCTIONS

et Bffflfa ']ui lui appartiennent, ainsi qu'il s'est toujours pratiqué tant dans mon royaume que partout ailleurs. Je l'ai néanmoins fait encore avertir par l'introducteur des ambassadeurs, afin qu'il ne réduise point ses créanciers dans la nécessité de saisir ses meubles

Le 29 avril 1683, la lettre suivante était adressée par le Roi a M. de Martangis {Danemark, XXVII, fol. 481) :

« Comme le temps ordinaire de votre ambassade est expiré, et que je suis satisfait du zèle avec lequel vous avez travaillé à l'exécution de mes ordres, j'ai jeté les yeux sur le marquis de Vîllars, lieutenant général de mes armées el ci-devant mon ambassadeur extraordinaire en Espagne, pour, en celte iuèi qualité, reprendre auprès du roi de Danemark le soin affaires dont vous avez été chargé jusqu'à présent, el y BU envoie toutes les lettres de créance qui vous sont nécessaires pour prendre incessamment vos audiences de congé el vous rendre à Hambourg dans le temps que ledit sieur de VULua y sera arrivé, qui sera le 2 ou le 3 du mois de juin prochain, aBn qu'ayant de se rendre à Copenhague, il soit bieu instruit par voua de l'état auquel vous aurez laissé les affaires que je vi ;ii confiée* et de lu disposition des esprits à lu COUF de Da mark. Sur ce.. »

non

1res

Page 1