‹ DanemarkChapitre 37 sur 147 · PAIEMENT DE SUBSIDES · texte numérisé non relu

PAIEMENT DE SUBSIDES

Brandebourg ou séparément, mais aussi Elfe a donne" pouvoir audit sieur de Martangîe de promettre en ce cas le paiement des subsides extraordinaires; et, quoique par le liai lé que ledit -leur de Martongta a fait en conséquence, et dont il sera pareillement donné copie audit sieur de Villars, il ail omis beaucoup de clauses et conditions qui auroienl été nécessaires pour éctaircir toutes sortes de douleî et prévenir tout ce qui pouvoit dans la suile des temps alïbîblir la correspondance qu'Elle est résolue d'entretenir avec ses alliés, néanmoins Elle a mieux aimé ratifier ce traité, quoique imparfait, que de donner au roi de Danemark, par un plus long retardement, le moindre sujet de plainte ou de soupçon de la sincérité des intentions de Sa Majesté. Ainsi, Elle ne doute point que ledit SÏeui de Viilars ne trouve ce roi très satisfait de tous les témoignages que Sa Majesté lui donne de son affection et de l'estime qu'Elle fait de son alliance. C'est aussi ce que ledit sieur de Villars lui doit confirmer par de vives expressions après qu'il lui aura présenté la lettre de Sa Majesté en créance sur lui. et il ajoutera que eOJBBH Sa Majesté ne rail guère moins consister sa gloire dans les heureux succès des l'ntreprises de ses alliés que dans la conduite qu'Elle tient pour faire réussir les siennes, cl duu la MgêBBa a?ec laquelle Elle sait prévoir et surmonter tous les obstacles qui s'y peuvent rencontrer. Elfe l'a chargé sur toules . boses de faciliter de sa pari, dans le concert qu'il y a à faire pour l'exécution dudil traité, tout ce qui peut procurer de solides avantages a la couronne de Danemark et en détourner le dommage, Sa Majesté s'inléressant d autant plus a ce qui touché ledit roi qu'Elle reconnoît tous les jours de plus en plus le fondement certain qu'Elle doit faire sur l'amitié de ce prince el sur sa fermeté inébranlable dans les liaisons qu'Elle a prises avec lui.

Ledit sieur de Villars parlera dans ce même sens aux principaux ministres de celle cour, entre lesquels ceux qui ont le plus de crédit sout le chancelier, le comte de Revcntlow, le sieur Vibe el le sieur Bierman de Hercnseliild ' ; et, comme il

pourra apprendre dudil sieur de Martangis quelles sont qualités, leurs inclinations et leurs intérêts particuliei Majesté se remet aux connoissanecs qu'il eu pourra pi sur les lieux et au mémoire particulier qu'Elle lui a tait <1< pftl avance.

La première et la plus importante affaire qu'il ait h avec eux. et pour laquelle Sa Majesté lui donne un |i spécial, est le concert qui regarde l'exécution du susdit il afin qu'il puisse conduire cette négociation avec toute la térilé qui est nécessaire pour la faire réussir à la satisfaction ifc Sa Majesté, il est bon qu'il sache que, dans le dernier entretien que ledit sieur de Martangis a eu avec le rOI de Danemark* I prince lui a communiqué le dessein qu'il a de prévenir la Suédois, et d'envoyer brûler et dissiper tous les v ai se trouveront soit sur les côtes de Suéde ou dans les pdfÉ propres à servir pour le transport de leurs troupe», mftBM faire entrer les brûlots dans Carlskron pour mettre le fan I I Hotte suédoise, il prétend aussi attaquer par terre le PBfltl Brème et porter l'Electeur de Brandebourg à entrer dan* h Poméraoic suédoise ; ainsi on peut juger par ce projet de I impatience qu'aie roi de Danemark d'entrer en action contre l« Suédois ; el en effet la conquête des pays cl places qu'ils pi* sedont en Allemagne lui paroit d'autant plus facile qu'il- | ont pas de troupes à présent capables d'y faire aucune lance, et qu'élant vigoureusement attaqués par cel mark et de Brandebourg, ils peuvent être en moins d'un entièrement chassés; mais, quoique Sa Majesté soit bien de procurer à ses alliés tous les avantages possibles, néani

acheva se* éludes a Strasbourg, il entra, on 1B51, au service de Ch. d'Ara envoyé pour manager un rapprochement entre; la Suède et la Pùl^gno. j mort de cel ambassadeur, il demeura près de son successeur, Hugues de Ter le Ht nommer secrétaire d'ambassade . Venu à Copenhague avec ca dernier, U fi s'engagor au service do Danemark. Bien qu'on l'eût chargé en 1G60 de | affaires en Suède pendant une absence de son chef, cependant on lui permit à retirer. Le I" janvier 1691, il prêta serment» Frédéric III. Dès lors son ai '" " mente chaque année. Ii accompagne comme secrétaire da légation Sehesicd u il prend part à diverses négociations a Hambourg et A Berlin ; il siy-n.) 1 la jn Lund en 1679. Pendant la laveur de Grillenfeld, il s'attache à lui sajn se *

rs la chute de cet* homme d'Etat, il continue de s'élever. D laisse la n ministre actif et habile. — J'emprunte celte notice au Damk t Ltxicon, si utilement publié par M. Bricka,

comme un si prompt succès pourvoit avoir des suites fort contraires à ses intérêts, le but tluilit sieur de Villars doit être de profiter avec adresse de toutes les difficultés ou incidents qui pourraient retarder l'exécution de ce dessein. Sa Majesté y a même donné un bon acheminement on faisan! entendre au roi de Danemark par le sieur Martangis que, comme son intention est d'assurer tellement les entreprises de ses alliés qu'elles puissent réussir à leur entière satisfaction, Elle estime néces- : de prendre avant toutes choses des précautions cl des nesures certaines, tant pour empêcher que les Hollandois ne puissent secourir par mer les Suédois, suivant les instances qui en ont été plusieurs fois réitérées à Sa Majesté de la part du roi de Danemark, que pour ôler aussi à ce prince el à l'Electeur de Brandebourg la juste appréhension rju'ïls doivent avoir des Forces de la maison de Brunswick et de tous les autres princes attachés aux intérêts de l'Empereur.

C'est sur ce fondement qu'il faut s'appuyer pour faire voir aux ministres de Danemark que le dessein de brûler les bâtiments, même les vaisseaux de guerre, qui sont dans les rades ■ porta de Suéde, seroil sujet à de grands inconvénients, et que, comme vraisemblablement les Suédois seront assez, sur teurs gardes pour n'en pas recevoir un dommage capable de es alfoiblir considérablement, il ne servira, selon toutes les WpSrances, qu'à forcer leurs alliés, malgré qu'ils en aient, de leur donner promplement les secours promis par leurs traités, en sorte que le roi de Danemark el J'électeur de Brandebourg pou r roi en t être fortement attaqués par terre et par mer avanl que Sa Majesté puisse être en étal de leur donner toute l'assistance qu'ils désirent, qu'ainsi il est de l'Intérêt du roi de Danemark de ne rien entreprendre de ce eolé-là qu'on n'ait auparavant concerté toutes les mesures qu'on doit prendre ponx en

[»ien assure]- l'exécution.

Pour cet clfel, Sa Majesté t'ait remettre entre les mains dudil sieur de Villars un projet d'articles qu'Elle a envoyé le ta de ce mois 1 tant au sieur de Martangis qu'au comte de Rrbeiiue ;

on, du 15 avril, imisqui: la loltre if r:iin>el de HwtMgll ïïaiLCtc du 29 avril.

IX QUESTION DES SUBSIDES EXTRAORDINAIRES mais, comme Elle voit par leurs dernières lettres que le r<

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Danemark et l'électeur de Brandebourg ne se voudront pas désister des avantages qu'ils ont obtenus par le susdit dernier traité, signé à Copenhague, et principalement de l'obligatioi dans laquelle Sa Majesté est entrée de commencer à payer 1 subsides extraordinaires des le 1" juin, et par avance de tr< mois en trois mois, ledit sieur de Villars ne doit plus faire <! nouvelles instances sur cet article, mais au contraire f:iir entendre que, quand même, pour le bien commun des alliés, il ne seroit pas jugé à propos d'entrer en action avant ledit mois de juin, et qu'il ne seroîl rien entrepris de la part des Suédois qui dût obliger à les attaquer si promplement, Sa Majesté v.i ! .i M unir égard aux dépenses extraordinaires qu'ont faites s alliés pour se mettre en bon état, et leur accorder en celte considération des subsides extraordinaires. Il ne faut pas douter que celle ouverture ne diminue fort le grand empressement que les ministres de Danemark pouvoicnl témoigner a entr en action; mais ce qui peut encore ralentir celte ardeur < l'armement de vingt-quatre vaisseaux, auquel on travailli ni' ■■ --uniment en Hollande; et comme un demandera HUM doule au sieur de Villars, comme on a déjà fait au comte d< Rebcnac, quelle est l'intention du Roi au cas que la flotte c Hollande aille dans la mer Baltique pour favoriser des troupes de Suéde, et si Sa Majesté ne voudra p diversion par terre ou par mer lorsque ses alliés auront < mencé la rupture contre la Suéde ou la maison de Briinswic il pourra facilement, en répondant à cette proposition, insinuer tout ce qui doit détourner la cour de Danemark d'exécuter avec précipitation te dessein qu'elle a d'attaquer les Suédois. C'est puunjuoi il les assurera que, Sa Majesté n'ayant pus moh& cœur les avantages de ses alliés que les siens propres, E9$ examiné avec soin tout ce qui se pourroit faire pour détourner les Hollandois de secourir la Suède, — que c'est dans cette vue qu'Ella B songé au mariage du prince Georges avec la princesse d'York', afin d'établir par ce moyen une étroite union

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