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DETOURNER LES PROJETS CONTRE LA SUEDE 4SI

ontrc la couronne d'Angleterre etocllê de Danemark, et disposer le roi de la Grande-Bretagne à secourir d'une escadre de lux le roi de Danemark avant que les Hollandais se joignent aux Suédois, — qu'Elle-même a fait dire au sieur de Meyirkron d'écrire au sieur Lenthe 1 de taire de vives instances sur ce sujet, et qu'Elle a donné ordre en même temps au sieur Barritlon de les appuyer le plus efficacement qu'il lui seroit sible, — qu'Elle n'épargne mit pas même la dépense qu'il y auroit a faire pour l'armement d'une escadre de ses niamnu Elle eroyoil qu'clL- pût arriver assez à temps pour favoriser les desseins du roi de Danemark. — mais que, comme il n'y avoit pu de BÛreU de h foire passer par la Manche à la vue de la flotte hollandoise et dans un temps où le prince d'Orange l'ail assez pareil re l'intérêt qu'il a d'engager les Etals Généraux, malgré qu'ils en aient, à quelque commencement de guerre, — d'ailleurs, la route du Nord d'Ecosse est si dangereuse et dfuBC si longue navigation que, quand même elle seroit heureuse, les de Sa Majesté, quelque diligence qu'on fît pour les éouiper, ne pourroîent pas joindre ceux du Danemark avant le mois d'août, — qu'ainsi Sa Majesté, se conformant aux veritublw tntér(U de ses alliés, croit qu'il est nécessaire d'attendre encore quelque temps quel effet pourra produire ce qui se négocie présentement a Londres, tant de sa part que de celle dudil roi de Danemark, — et qu'à moins que les Suédois n'entre-

tian V. Il épousa en effet en 1tB3 (SU juillet) Anne, lu seconde Aile de Jacques Il qui devint reine du 1703 à 1711. Il mourut avant elle, en 170». Apres dix-sept grossesses infécondes, Anne ne laissa pis d'héritier direct. Elle eut polir- Un! un Ris, duc de Gloccstcr, qui no vécut pas. Après la mort de cet enfant, le M ,.<,ot 1700, le Parlement d'Angleterre déclara, le 12 juin nul, qu'en cas de décès ilu r.ii Guillaume D Ou de S« hcUe-sonir la princesse Anne Sluart sans enfants, i'électrice douairière de Hanovre, Sophie, fllle de Frédéric V, électeur palatin, et d'EliKibelli Sluart, fille du roi Jacques I",éUnt la plus prochaine à la succession ilw> la ligue protestante, et ses descendants après elle, succéderaient à la couronna britannique. On sait que c'est ainsi que la maison de Hanovre parvint au trône d'Angleterre, en 1714.

1. Christian von Lente en 1649. D'abord au service diplomatique : résident aui Pays -Dm espagnols 1675, en Hollande 1679, envoyé eitraordinatrc en Angtrlerrc IBW>. envoyé en Hollande 16KS. Puis conseiller intime et grand'maître des cérémonies 1697. Envoyé extraordinaire an congrès de psii i Kyswick 1697. Ministre d'Etat pour l'année et la Botte 1099. Congédié 1710. Bentn comme gouverneur de la Fionie. De nouveau membre du conseil (e'M-i-dtr* ministre d'Etat) 1721, chevalier do l'Eléphanl 1722. Mort en 1725.

RECUEIL LIES rNSTK. HLI'L. SUI. — *

no ENTREPRISES DU DUC DE HANOVRE

prennent effectivement de passer un corps de troupe; eoDfatfi mille, il ne seroit pas prudent de forcer par quelque acte d'hostilité, plus éclatant que profitable, les Etats Généraux d'envov» tout ce qu'ils ont de vaisseaux armés au secours de la Suéde. et de donner prétexte à la maison de Brunswick de réunir 1" forces des Cercles de la basse Saxe et de VVestpbalie pour alla* f|uii .il même temps le roi de Danemark et l'Electeur de Brandebourg ; — que, pour rendre infaillible le succès des entreprises contre la Suède, il semble qu'il est absolument néeat saire de mettre le due de Hanovre hors d'état de nuire, cl qu'il rompant par ce moyen les liaisons qu'il a avec le priât* d'Orange, et lui ôtanl le pouvoir de joindre ses troupes à «lie des Etats Généraux des Provinces-Unies, non seulement il n'i aura plus rien a craindre par terre pour les alliés de Sa M'iju-tr mais même il ne sera pas difficile de détourner lesdiLs Eluts A<secourir les Suédois, ou mi moins on pourra plus !;n il. nirt leur faire sentir tous les dommages d'une guerre qu'ils aurotenl témérairement excitée. Enfui, en entrant toujours dans les intérêts du roi de Danemark, et faisant voir que Sa M.ij sincèrement de lui procurer de solides avantages et le garantir de tou3 les dommages d'une agression trop pifaut lâcher d'engager ce prince et ses ministres à convenir At commencer le cas d'action par la dissipation des troupes dodît duc de Hanovre ; bien entendu néanmoins que, s'il est informa avec certitude que les Suédois avoienl effectivement embifM un corps de troupes considérable pour passer en Al! faudroit bien plutôt exciter que de retenir le roi de D&nemufc de s'opposer à ce passage et d'attaquer les Suédois el et par mer ; mais, s'ils ne font aucune tentative, comme il il quelque apparence, il sera toujours bien plus sur et plus tSk aux intérêts de Sa Majesté de commencer par ''"ifffiinlnitnaril îles troupes du duc de Hanovre que par l'invasion des appartiennent à la couronne de Suéde en Allemagne.

Tel a toujours été aussi le sentiment du roi de Danemark rt de l'Electeur de Brandebourg. Ce sont eux qui en ont fait fairr les premières ouvertures au Boi par leurs minish raisons qu'ils ont alléguées pour faire voir la oé

SES ENGAGEMENTS Kl

iissiper ou affaiblir les troupes dudil duc de Hanovre onl paru i foxtel et si convaincantes à Sa Majesté qu'Elle a cru y devoir donner les main- pour témoigner il ses alliés combien Elle ftntéteMe sincèrement à tout ce qui regarde leur sûreté ; nais, quoiqu'il n'y ait pas lieu de croire qu'ils puisse.nl ehM- ;er d'avîs sur ce point, d'autant plus qu'il est très certain que edit duc de Hanovre s'est engagé envers la Suéde de défendre e pays de Brème, et que tous les traités qu'il a avec la maion d'Autriche, la Suéde el les Elats Généraux ne lui peraettent plus de prendre des liaisons sincères avec Sa Majesté t ses alliés, néanmoins, le sieur Herensehild, envoyé de Danemark, s'est laissé flatter par quelque espérance de ramener ce >rinco à ce que le roi son maître désire, et soutient à présent qu'il seroit plus convenable aux intérêts qui sont communs entre Sa Majesté et ses alliés d'écouler les propositions faites par le duc de Hanovre et par les autres princes de la maison de Brunswick que de songer à employer lu force pour les mettre hors d'état' de nuire.

Il ne faut pas douter aussi que ledit sieur Herensehild, prévenu de celte opinion, ne l'appuie d'autant plus fortement auprès de l'Electeur de Brandebourg et aux conférences qui doivent tenir sur ce sujet à Hambourg vers le 15 du mois prochain, qu'il sait bien que le roi sou maître a une 1res grande impatience d'allaqucr les Suédois, et aimeroil mieux accorder aux princes de Brunswick loul ce qu'ils demandent que de les avoir contraires à ses desseins ou de commencer poutre eux le eus d'action. C'esl ce qui doit obliger ledil sieur «le Vîllars d'employer tous ses soins à bien faire connaître à a cour de Danemark que ce seroit une grande simplicité de foire que le duc de Hanovre ait de bonnes intentions, quand I déclare lui-même qu'il a des engagemens avec la maison d'Autriche, la Suéde, les Etats Généraux, dont il ne se peut départir, qu'on sait même certainement qu'il est obligé île défendre le pays de Brème par un Irai lé particulier, qu'il proteste aussi de ne se pouvoir conformer aux sentimens du collège électoral sur ce qui regarde l'accommodement, el que. demeurant sur ce point dans les mêmes termes que Ions les

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