‹ DanemarkChapitre 39 sur 147 · ASSURANCES A L'ÉLECTEUK DE BRANDEBOURG · texte numérisé non relu

ASSURANCES A L'ÉLECTEUK DE BRANDEBOURG

autres princes les plus attachés aux intérêts de la maùoi d'Autriche, il ose encore demander que Sa Majesté na piài faire aucune entreprise en Allemagne, ni recommencer le réunions, qu'enfin il prétend qu'on lui donne le pa sans s'engager a rien qui puisse être d'aucune Majesté et. à ses alliés, cl, se réservant la liberté de cor la guerre aussitôt que la maison d'Autriche Sa Majesté n'a pas lien de croire que le Roi de DanerairL l'Electeur de Brandebourg, faisant de justes ré ces vérités incontestables, se laissent plus longtemps par do semblables propositions, et qu'ils ne tombent Mf ment d'accord qu'il n'y a aucune sûreté pour eux de coaMB cer A attaquer la Suéde si, dans le môme temps que Si Majesté songe à prendre les précautions nécessaires coiitnli Hollande, ils ne conviennent aussi de ce qu'ils auront I W pour réduire le due de Hanovre à la nécessité de désarmer, H de leur ûlcr l'inquiétude que leur donnent les dili a faites el qu'il continue de faire pour augmenter ses Ira beaucoup au delà de ses forces et dans la seule vue de M servir contre Sa Majesté et contre ses alliés.

Ledit sieur de Villars sera encore informé que quelijwuns des ministres de l'Electeur de Brandebourg lui ont r«b insinuer qu'il pourrait bien être attaqué par toute des princes attachés aux intérêts de l'Empereur, et que. Sa Majesté faisoit assez connoïtre qu'EUe ne veut point meneer la guerre dans l'Empire, il se verrait aocablé de ennemies et son pays entièrement ruiné avant qu'il BEI recevoir aucun secours de France. 11 y a lieu de croire M en aura été désabusé par les assurances que Sa Majesté U fait donner, qu'encore qu'Elle ait la générosité attaquer l'Empereur dans le temps que louti seront occupées a soutenir les efforts des Turcs en Hnéanmoins si ce Prince ou ses adhérons venoient % les alliés de Sa Majesté. Elle ferait pour lors de si pui

1. Les Turcs Assiègent Vienne on ce momanl. L'alliance de l'em|iïr«ii' * Jean Soliieski, roi de i'olo;,'ii", ■ 1 1 ■ i v.i snuier l'empire tandis nu Pjssan, vient, d'iltrc conclue depuis <|udqiie< jours seulemem.

DIVERSIONS MEDITEES B3

créions contre la maison d'Autriche et contre tous ceux qui nt attachas à ce parti qu'Elle les réduirait bientôt à réunir «tes leurs forces contre Elle et en délivrer ses dits alliés. 11 mrroil toutefois arriver dans la suite de la négociation du sur de Villars que la fermeté du dit Electeur se laisseroit iranler par de semblables avis, et qu'il témoignerait moins ! chaleur qu'à présent a entrer en action contre le duc de nnovrc. a quoi néanmoins il n'y a jusqu'il i-HIc: heure aucune ■parence ; mais comme le roi de Danemark appréhendera il ujours quelque changement dans les bonnes dispositions de

cour de Berlin, et qu'il a lait assurer Sa Majesté que. lelque nombre d'ennemis qui se puisse élever contre Elle ns l'Empire et ailleurs, il ne fera jamais rien qui soit coniire aux liaisons qu'il a prises avec Sa Majesté, et que, s'il îît nécessaire, il trouverait même moyen d'en former encore

nouvelles avec la couronne de Suéde pour ne point aban- ■Dner les intérêts de Sa Majesté, il est bon que Ledit sieur

Villars soit instruit de cette particularité, afin que, selon i occurrences, il puisse prendre, sans attendre de nouveaux rdres du Roi, le parti qu'il conviendra le plus au service de

Majesté. C'est pour cet effet aussi qu'Elle veut bien encore

confier que, dans les derniers entreliens que le sieur Lillie- 1, envoyé de Suède, a eus avec Colbcrt de Croissy, il lui i it entendre que si Sa Majesté vouloit faire assurer ta roi de lede que les places et pays qu'il a en Allemagne ne seront dnt attaqués par les alliés de Sa Majesté, ce prince B*engairoil même volontiers d;ins l'alliance que Sa Majeslé a faite eo le roi de Danemark et l'Electeur de Brandebourg, et conurroïtavec euxà l'affermi ssemenl de la paix de l'Empire, aux mdilions qui pourraient satisfaire Sa Majesté ; mats, comme le a fuit connoitre à cet envoyé qu'Elle ne pouvoit recevoir icunc proposition de la part de la Suéde, à moins que ce ne il par l'entremise de ses alliés, et que, s'il avoit le pouvoir en faire, c'éloit à eux qu'il devoit s'adresser, ledit sieur de illars observera ce qui se dira sur ce sujet dans la cour de .iirm.uk. et, soit que ledit envoyé n'ait fait celle tentative uc pour en tirer l'avantage de donner quelque défiance aux

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iour

!ii OUVERTURES SECRETES

alliés de Sa Majesté, soit que ce soit une proposition sïncè: qu'elle soit effectivement portée à Copenhague, il y fera noître la bonne foi avec laquelle Sa Majesté en a usé, et tâcl de hien observer quelle peut être la disposition de cette coi un renouvellement d'alliance avec la Suéde

Il insinuera même, s'il juge le pouvoir faire sans donner aucun soupçon, que, si celte union otoit au roi de Danemark les noyant de s'agrandir du côté de Brème, Elle pourroil bien lui faciliter d'autres conquêtes plus importantes, toux laissant adroitement envisager celle de Hambourg, cl loul ce qui peut accommoder cette couronne, et les assurant même que Sa Majesté cnlrera volontiers dans toutes les mesures qui pourront procurer de solides avantages au roi de Danemark, soil que la Suède soil admise dans l'alliance ou qu'elle en soit cxcli BBH laîaut toujours connoître par toutes les raisons possil et sans affectation qu'il n'y auroit plus rien à craindre ni po le roi de Danemark ni pour l'Electeur de Brandebourg Suéde se joint à eux et qu'elle s'oblige de ne point faire pasWK de troupes en Allemagne, qui est la condition sans laqu< on doit rejeter toutes les propositions de la Suède avant qu'elle s'y engage el qn'il n'y ait plus rien a craim de sa part, il importe d'autant plus à Sa Majesté de poi 169 alliés à surseoir l'exécution de leurs desseins celle couronne que s'ils l'avoicnt entièrement chassée l'Allemagne, comme ils le pourraient faire facilement an fort peu de temps, l'intérêt qu'ils auroicnl d'obtenii l'Empereur l'investiture de leur nouvelle conquête serait paissant auprès d'eux que tous les avantages qu'ils trou< dans l'alliance de Sa Majesté ne seraient peut-être pas capables de les retenir dans ses intérêts, et qu'ainsi toutes les dépenses qu'Elle a failes en leur faveur n'auroient servi qu'à T'.'.s n'unir encore plus étroitement au parti de la mai d'Autriche.

Ledit sieur de Villan juge bien de quelle importance il au service du Roi qu'on ne puisse pénétrer dans la cour Danemark ce qui vient d'être dit, el qui ne doit servir lui faire voir de quelle conséquence il est pour le service

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