PBOJET DE TRIPLE ALLIANCE
se maintenir malgré Ions leurs efforts dans les Etats et pays qu'il possède, même de s'agrandir à leurs dépens.
Le principal soin dudit sieur de Martangis, dans le commencement de son ambassade, doit être de porter le roî de Danemark à augmenter le nombre de ses troupes, en sorte qu'il ptftBM mettre au moins 20,000 hommes en campagne et les •employer dans l'Empire,
Sa-Majesté ne doute pas aussi qu'il n'ait d'autant pins de faci-
Bt4Î à y disposer ce prince qu'outre qu'EUe veut bien lui en oiner les moyens par les subsides extraordinaires qu'EUe lui cvtordera avant que le cas d'action soit arrivé, d'ailleurs il a d'autant plus d'intén'-t d'être bien armé qu'il ne doit pas douter qu'il ne sotl attaqué par ses voisins s'ils se croient plus forts que lui. et qu'ils ne veuillent rétablir le duc de Hotstein-Gollor-p dans ses Etats et procurer une entière sûreté à la ville de Hambourg.
Le sieur de Martangis sera informé par La dépêche de Sa Ma-
J«-^té au comte de Cheverny du 14 octobre, dont la copie sera
>inle à cette Instruction, des ouvertures qui ont été faites audit
sieur de Cheverny touchant la jonction de la couronne de Suéde
l'alliance de Sa Majesté avec le Danemark, et des ordres
qu'EUe a donnés sur ce sujet tant au sieur de Cheverny qu'au
Ôor de la Picquetière'.
On lui remettra aussi entre les mains un projet d'accommodement entre les deux couronnes du Nord qui a été fait par un ii qui le roi de Suéde prend beaucoup de confiance ; mais comme la maison de Brunswick, qu'il prélendoit y faire entrer, paroit avoir déjà pris quelques engagemens avec les princes d'Orange, el que, d'ailleurs, il ne seroit pas facile
( Notre agent en Suide. V. Instruction! pour la Suède, pages 151, 1*3. II "ail résidé dans ce pajs de 1673 à 1678, d'aboid comme secrétaire de M. de Feu- Wtif**. En novembre 167», il fut nomoié commissaire aui conférences entre 1* Suède * l 1« Danemark pour régler les affaires du Sund. Enxoju de nouveau i Stockholm "> juillet 1685, il J conduisit les affaires josqu'a, l'arrivée de M. de Bclhune, 8 janvier 1692. 11 reçut le caractère d'envoyé citraordinaire en 1689, et rrpril **Jtiï de résident après l'arrivée de l'ambassadeur, après la mort duquel it fui de n "«l<r t »u à la tête de la mission du Ï3 septembre 1693 au 1" mars 1693. Il dUil S***»» en Suède le 9 janvier 1697, sous la direction de d'Avaua ; t. la lUte des "•Plvmalei fronçait en Suide, de M. le comte Wmmg-l (1891), p. 40.
BOJET D'ACCOMMODEMENT
d'obliger le duc de Holstein-Gottorp à renoncer au i Schleawick et à ce qu'il possède dans le Holstein pour f :i il leurs un équivalent incertain, ledit sieur de Martangi* vira seulement de ce projet pour sou instruction partiel et sans communication de celle pièce, qui doit être fort * il se servira seulement des connoissances qu'elle lu pour faire entendre* aux ministres de Danemark qu'il SM plus facile de trouver la satisfaction du roi lenr maître traité avec la Suède que par quelque alliance que ce f soit avec l'Électeur de Brandebourg ou avec la mai Brunswick, et que non seulement ces deux couronnes s'q diroient sans péril aux dépens de leurs voisins, mais mrti qu'elles réduiraient les Ho H and ois à tout ce qu'elles croiront convenir il leurs intérêts communs. Il paroît tu lettres du sieur de Cheverny que le roi de Danemark ne ffk gneroit pas de cet accommodement ; mais comme on uni apparemment plus de peine à y faire entrer les Suédeû rf cipalement à présent qu'ils sont engagés dans d'autres intér* et que d'ailleurs la plupart des ministres do Danemark oui Je liaisons avec la cour de Berlin qui pourroîent Br : à découvrir à l'Électeur de Brandebourg lout ce qui posé à son préjudice, ledit sieur de Martangis se gani d'entrer dans le détail dudit projet qu'après qu'on poui informé des sentimens du roi de Suède; et, pour cet t tachera seulement de disposer la cour de Danemark à oni au sieur de Meyerkroon d'entrer adroitement pour i en matière avec le sieur Lillierot ainsi qu'il aura éU de la part de Sa Majesté- avec ledit envoyé de Danemark.
Si néanmoins le roi son maître souhaitoit assez siu cet accommodement pour le vouloir traiter par une v prompte que celle qui vient d'être dite et que, par l.i i pondance que ce prince entretient toujours avec la i Suède, sa sœur 1 , il croie pouvoir disposer le i. cette alliance et à envoyer pour cet etfcl un ministre k fl
<ie Danemark, ami ,-