Christian V
t. V. dans De Roedti, p, 137, le triiUS de Rendsbourg entre le roi de Danemark et le duc, 10 juillet 1675.
CONFÉRENCES DE PINNENBERG
traité conclu celle année à Altena' régla les différends de M deux princes par la médiation de l'Empereur et des Électeur» de Saxe et de Brandebourg. Les traités du Nord et de Fontainebleau y furent confirmés, et l'on convint que le duc d'HoUleii avoit la liberté de faire fortifier de nouvelles places, que ces fortifications ne seroient contraires ni aux batérifefe roi de Danemark ni aux articles de ce dernier traité. Le différend au sujet de la levée des contributions du doc] wick fut décidé depuis, et le duc d'IIolstein les doit partir également avec le roi de Danemark, conformément au traitée' 1663. Mais ce dernier traité n'a pas encore été Raffinai f»w éteindre les différends dont les pactes de famille entre le roi» Danemark et les ducs de Holstein paroissent une source éltfnelle.
Le duc d'Holslcin, ayant depuis peu succédé à son d'abord fait élever quelques fortifications peu considérable roi de Danemark a prétendu que cette démarche éloil col ment contraire à leurs conventions cl aux traitée, ri éloit porté par celui d'Altena que, s'il arrivoit quelque rend au sujet dd lieu où l'on voudroil construire un.' fortttV il seroit terminé par la médiation de l'Empereur et des Él«leurs de Saxe et de Brandebourg, les ministres d<' ces priioa s'assemblèrent pour cet effet il y a prés de deux ans à Piww berg. Ce ne fui cependant qu'après que le roi de Danemark eut marché lui-même à la tête de ses troupes cl I redoutes que le duc d'Holslcin avoit fait élever.
Les conférences de Pinnenberg ont été jusqu'à inutiles. Les ministres de Danemark, fondés sur |. unions, soutiennent que les duchés d'Holstein et de Schïttll I doivent être gouvernés de concert par le roi de Danemark d le duc d'Holstein, que le consentement mutuel es pour bâtir des forteresses et pour lever îles troupes, cl Oa (d déclaré qu'ils ne pouvoient écouter aucune proposition i\ duc de Holstein ne consenloit avant toutes choses a générale. Mais ce prince, expliquant différemment
1. V. suc cet accommode m eut d'Altona l'Histoire rfu banenutrk de *f" n.flt
î roi»
■>■: et*
famille, * déclaré de son côté qu'il n'admettrait jamais cette union dans le sens que les Danois prétendoient lui donner ; qu'il n'en connoîssoit que de particuliers, par rapport sculemcDt à la noblesse des deux duchés, qui doit prêter serment de fidélité aux deux princes; qu'à l'égard des bailliages, chacun doîl avoir dans ses domaines une autorité absolue et indépendante, et par conséquent le pouvoir de {aire des ordonnances, de lever des troupes, de bâtir des forteresses ainsi que l'un ou ['autre le jugenl à propos; qu'il demandoit donc que, la média- Lioa devenant inutile, les princes qui s'y étoîent engagés par k- Imité 'l'Aliéna Banal désonnais l'office de garants de ce Irailé, comme ils y sont obligés. Les médiateurs ont laissé voir le urs sentimens par un propos d'accommodement peu favorable a\i roi de Danemark. Les choses étant en cet état, ce prince a eu recours au Roi ; il a représenté a Sa Majesté qu Elle Sml ga raille du traité de Fontainebleau; il a demandé qu'en conséquence de cette garantie. Elle voulût bien prendre connoissanco de ses différends avec le dnc d'Holstein et envoyer quelqu'un de su part aux conférences de Pinnenberg. Mais le traité d'Altena, fait depuis celui de Fontainebleau sans la participation de Su a dégagée de la garantie qu'Etle avoit promise pour ta premier. L'envoyé dn roi de Danemark auprès d'Elle n'a pu > •mju'L'licr d'en convenir, et, de plus, on lui a fait voir qu'il 11 floil pas de la dignité du Roi de s'offrir pour médiateur 'orsque sa médiation n'étoit demandée que par l'une des par- ''es. Sa Majesté a cependant accordé à la prière du roi de Danemark, et pour lui donner des marques de son amitié, les ordres •"éilérés que le comte d'Avaux a reçus d'Elle d'interposer ses Suède pour l'accommodement des différends de ce r inee avec le duc de Holstein, et, comme l'assemblée de Pine Uberg est demeurée suspecte au roi de Danemark, qu'il y a Heu croire qu'elle se rompra bientôt, qu'enfin le duc d'Holatein dit de passer en Suède, Sa Majesté a nouvellement écril kfl Date d'Avaux de profiler, s'il est possible, du séjour de ce ^'iice à Stockholm pour engager les ministres du roi de Suède lorniiner dans celte cour les différends du Holstein, sans les ïïvoyer davantage aux conférences de Pinncnberg.