PROJETS DE LA HUSSIE
; ce prince un traité d'alliance qui eût pour fondement le maintien de la paix du Nord en général el en particulier celui e la basse Allemagne. La résistance que l'on trouva sur cette .entière clause donna tout à fait lieu de croire que les griefs :ue le czar avoit conservés contre le roi d'Angleterre depuis a disjonction d'avec ses alli<5s, avoient déterminé ce prince à omprendre le possesseur des duchés de Brème el de Perdra, iontSa Majesté étoit garant, au nombre des puissances contre csquelles il avoit dessein de tourner ses armes; ainsi, pour •revenir toute équivoque, on demanda au Czar de consentir a e que le roi d'Angleterre fut lui-même partie principale dans e traité d alliance que le sieur de Campredon négocioit depuis [ut'lqiie temps. L'on eut longtemps à combattre la répugnance lu czar sur ce point, et la résolution où il étoit d'obtenir en aveur du duc de Holstein une clause à laquelle on savoil que le oi d'Angleterre ne souscrirait point, par les raisons que l'on xpliquera ci-après, relatives à la nature de ses engagements îarticulicrs avec le roi de Danemark. Mais enfin, l'on étoit i nu au succès de ce que l'on avoit toujours désiré, cl le :zar s'étoil expliqué de manière que la conclusion de l'alliance qui s'était négociée pouvoit peut-être avoir lieu incessamment, lorsque la mort enleva ce prince '.
La czarinc qui lui succéda J parut d'abord vouloir suivre les mêmes principes ; mais on ne fut pas longtemps à s'apercevoir que les idées de la guerre en faveur du duc de Holstein, devenu son gendre", avoient repris le dessus, et l'on en fut CDlièrement convaincu lorsque les ministres de cette princesse demandèrent qu'au cas que les offices que le Roi et le roi de la Grande-Bretagne avoient consenti de stipuler en faveur du duc de Holstein ne réussissent point, alors ils ne s'opposassent pas aux autres mesures que cette princesse voudrait employer. Celte demande, accompagnée des préparatifs qui se faisoienl