I. Pieire le Grand meurt le 20 jwmer-8 février 17Î
». Ctihorino I".
'■ Anne Petrown», fille ftlnèc do Pierre le Grand et do Catherine 1™, Tenait épouser en 1725 le duc do Holsloin-Qollorp, Charles-Frédéric, dont elle eut ■"«-nu III de Russie.
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112 MEDIATION DU ROI
à Pétersbourg, ne permirent pas de douter que les Moscovites ne voulussent la guerre, et que, pour rendre leurs projets plus faciles à exécuter, ils ne songeassent a entraîner dans les mêmes vues la Suéde, où le duc de Holstein avoit un nombre très considérable de partisans dans les chambres et dans le sénat île Stockholm.
Ces différentes circonstances déterminent Sa Majesté" à envoyer en Suéde le comte de Brancas pour travailler, de concert avec les ministres d'Angleterre, à ouvrir les yeux aux Suédois de bonne foi, qui ne lentoienl pas loutes les suites de l'esclavage où ils étoient pour ainsi dire depuis la conclusion du lraik ( d'alliance conclu en 1723 entre la Suéde et le feu czar, auquel étoit joint un article secret dont Sa Majesté fait remettre une copie au chevalier de Camilly 1 .
Le succès, quoique lent, des démarches du comte de Bra et du sieur Pointz, ministre d'Angleterre en Suéde, est c danl tel aujourd'hui que l'on peut croire que non seulement le Sénat de Stockholm, pluséclairé qu'auparavant, ne eo&flomn pas aux vues des Moscovites, mais que même il s'y opposeroil peut-être si lu czarine étoit assez mal conseillée pour vouloir renouveler la guerre dans le Nord. Et comme il a paru à Sa Majesté qu'il n'étoit pas encore temps d'entrer dans le détail do ce qui pourroit former l'indemnité duc au duc de Holstein, et que, pour pourvoir à ce qu'il y avoit de plus pressant, il falloil joindre aux précautions que l'on avoit prises du coté de la Suède des mesures encore plus efficaces, elle a pris ce parti sur les instances réitérées du roi de la Grande-Bretagne et du roi de Danemark d'envoyer un ambassadeur do sa part a Copenhague. Elle a choisi pour cet effet le chevalier de Camilly, capitaine de ses vaisseaux, dont Elle connoit le zélé pour son service, persuadée qu'il remplira à sou entière satisfaction ce qw Sa Majesté remet à ses soins en celle occasion.
1. Voir sur l'article séparé du traite d'alliance défensive dit 1723, qui »tipulr> ejoe U Suéde et U MomotIo agiront conjointement en faveur du duo de BoUtaJn, h ramarquiible hutruction donnée le 6 juin 17!5 au comte de Brancas, miniilra plénipotentiaire de France i Stockholm (dam notre volume des Instruction* de EM <ii'. V. spécialement la page 311),
Apivs avoir donné au chevalier de Camilly une notion générale de ce qui s'est passe - de principal depuis plusieurs années dans les affaires du Nord, il reste à l'instruire sur l'objet de la commission que Sa Majesté lui confie. Elle fait joindre à cette Instruction un projet de convention dont l'esprit est principalement d'assurer au roi de Danemark un secours présent el de lui procurer un soulagement considérable pour le cas ou il iendroit à Être attaqué en haine de la possession duSlcswick.
Avant que d'entrer dans l'examen des différents articles de e projet, l'on fera remarquer au chevalier de Camilly que, quoique l'acte de garantie que Sa Majesté a accordé au roi de Danemark soit, ainsi qu'il le verra par la copie ci-jointe, pure cl simple, cependant elle ne contient aucune stipulation fixe de secours, on sorte que ce que Sa Majesté voudra bien faire en flatta occasion au-delà des bons offices sera une chose purement gratuite de sa part.
Quelque véritable que soit cette réflexion, il ne doit point en faire usage avec les ministres danois sans nécessité, mais seulement s'il remarquoit que, diflieultueux comme ils l'onl |i.tru fttre en plusieurs occasions, ils voulussent trop exiger de la complaisance de Sa Majesté ou traiter sur le fondement que l'irid'ivl -ii.'roit dgal des deux parts. Il est vrai que Sa Majesté a Jes raisons de convenance d'ailleurs de contribue! à la sûrclé* du roi de Danemark contre les puissances qui voudroient troubler la tranquillité du Nord ; mais lorsque, ayant jusqu'à pré- >i'nl le choix des moyens, Elle veut bien les fixer en déterlioant des secours actuels pour le Danemark, l'on ne devroit as s'attendre à éprouver des difficultés.
Il s ;u il de se procurer les moyens de former dans la basse Allemagne, aussitôt qu'il sera nécessaire, un corps d'armée • l'abord de 36,000 hommes qui puisse veiller à la défense des États du roi de Danemark et à colle de la basse Allemagne.
Pour cet effet le roi de Danemark promettrai t par l'article premier de tenir prêt un corps de 24,000 hommes , en rnôme temps que, par l'article 8, le roi de la Grande-Bretagne rfangagâroit à tenir aussi en état de son coté un corps de 12.000 hommes.
RECUEIL DES 1NSTR. DIPL. Xltt. — 8