INTERETS COMMERCIAUX
I de représenter qu'il est injustement opprimé; enfin que Si Majesté même ne peu! pas faire autant pour le roi de Danemark qu'Elle ferait lorsque, les intérêts du duc de Uolslein étant une fois conciliés, Elle pourrait suivre les mouvements de son amitié pour le roi de Danemark, sans être retenue par la considération de ce qu'Elle doit à la justice el a l'équité; il ne laissera aucjun doute que Sa Majesté ne peut se départir de cet article.
Il pourrait être que la cour de Copenhague proposerait de terminer l'affaire de la convention pour convenir après de cet article ; mais il ne doit rien admettre de ce qui ne serait pas une assurance précise et par écrit que l'article dont il s'agit ■eroil signé.
L'article 4, concernant les démarches à faire en Pologne, ne pourra être qu'agréable à la cour de Copenhague, puisque D'est seulement une augmentation de précautions pour sa sûreté. Les raisons que Sa Majesté a eues d'ailleurs de proposer cet article seraient trop longues à rapporter ici, et d'ailleurs, elles sont étrangères à la mission du chevalier de Camilly.
Dès qu'il sera arrivé à Copenhague, où Sa Majesté veut qu'il se rende sans aucun retardement, il se concertera avec le lord Glenorcky pour entamer la négociation dont Elle le charge, al il peul agir avec une entière confiance eu lui, sur tout ce qui regarde cette matière, qui a été convenue d'avance avec la cour d'Angleterre, en sorte qu'on ne puisse relarder la conclusion d'une affaire à laquelle Sa Majesté désire effectivement donner la dernière main.
Quoiqu'il ne doive point être question, dans les premiers temps du séjour du chevalier de Camilly, d'aulrc chose que «ie la négociation pour la convention, cependant Sa M juge a propos de l'instruire en général de ce qui s'est passé" jusqu'à présent par rapport aux affaires du commerce, alin qu'il puisse savoir dans quel esprit il peul répondre aux ministres danois s'ils lui faisoient quelque insinuation sur cette matière.
Depuis i'cxpiralion du Irailé de commerce conclu entre le feu lîoi el le roi de Danemark, en 1663, les sujets du Roi se
TRAITÉS DE COMMERCE sont ressentis dans leur commerce du peu de correspond; qu'il y a eu entre Sa Majesté et cette couronne. Ils uni été assujettis, au passage du Sund, à des droits plus considérabli.-que ceux que payoient les autres nations et parti cul ièrenn'ii! les Hollandois et les Angloïs, qui avoient obtenu du Danemark des avantages particuliers. En 1701 et une partie de 1702, les ministres de Danemark travaillèrent avec le comte de Chamilly pour le renouvellement du traité de 1663 ; mais il n'étoil plus possible de se contenter de ce renouvellement pur et simple du traité depuis que le Danemark en avoit conclu de plu* avantageux avec d'autres nations. Une autre considération plus essentielle empêcha le succès de cette négociation ; ce fut la demande que les Danois formoient d'être exempta comme les Hollandois du paiement de 50 sols par tonneau. Le désir d'obtenir la même exemption est ce qui t'ait encore aujourd'hui désirer au roi de Danemark de conclure un traité de commerce avec Sa Majesté sur le fondement de la stipulation réciproque que les sujets de part et d'autre seraient traités comme II nation la plus favorisée, 11 est vrai que par là les sujets de Sa Majesté ne payeraient au passage du Sund que les mêmes droit que paient les autres nations, mais les Danois jouiraient d'une grâce qui n'a été accordée jusqu'à présent qu'aux Hollandois et aux villes llunséatiqucs.
Ce point auroil sans doute été décidé réciproquement en mri même temps que le traité de commerce auroit été convenu : ^ ; mais comme le chevalier de Camilly doit éviter, surtout dans .^ass les commencements, de mêler aucune matière étrangère ai celle qui fait l'objet principal de son voyage, il ne doit entrer-» * en aucun détail sur L'affaire du commerce, et si les mini i danois lui en partaient, il se contentera seulement de repOudH' ■'WTi que Sa Majesté verra avec plaisir les occasions de bien lrailcr~« *' les sujets du roi de Danemark après que l'on aura une E posé les premiers fondements d'une union étroite el d'uBd * " confiance réciproque; que, du reste, comme cette matière - v avoit commencé à être traitée sous les yeux de Sa Majesté*, < * '' n'a pas reçu d'Instructions plus amples a cet égard, attende u qu'Elle a estimé sans doute que le point principal étoit d»-