‹ DanemarkChapitre 82 sur 147 · LIMITES DES CONCESSIONS · texte numérisé non relu

LIMITES DES CONCESSIONS

empechoit les ministres d'Angleterre d'entrer dans aucun engagement pour la satisfaction du duc de Holstein, et cela sous différents prétextes, dont il étoit aisé de reconnoître le peu de fondement. Ces ministres ne sont jamais convenus précisément de ce traité ; mais cependant le chevalier de Camiily ne doit pas le révoquer en doute dans les occasions qu'il aura de s'expliquer sur ce qui regarde le duc de Holstein, et la seule manière de découvrir entièrement la vérité est de traiter ce point comme indubitable et connu.

Le chevalier de Camiily essuyera de grandes plaintes et beaucoup de représentations de la part des ministres danois sur cet article des articles secrets, et quoique la cour d'Angleterre ail consenti à autoriser le lord Glenorcky à seconder les efforts du chevalier de Camiily, il est cependant vraisemblable que, sous main, elle entretiendra les difficultés des ministres danois sur un article auquel elle n'a sans doute consenti SM forcément. Mais il ne doit laisser aucune espérance que Sa Majesté puisse se relâcher au moins sur cet article. 11 s'attachera à faire connoître à la cour de Copenhague, de concert avec le lord Glenorcky, l'intérêt qu'Elle a à l'admettre. Il lui représentera les alarmes continuelles qu'Elle a eues depuis la pacification du Nord, les armements qu'Elle a été obligée de faire tous les ans pour se mettre à couvert des entrepris des Moscovites, dont la continuation lui seroit plus à charge que le fond de l'indemnité du duc de Holstein, et que les Moscovites peuvent sans grandes dépenses de leur part forcer Le Danemark à renouveler tous les ans.

Il fera connoître que c'est le seul prétexte qui reste aux ennemis de la paix pour rallumer le feu de la guerre dans le Nord, que la cour de Copenhague ne peut pas, nonobstant la bonne volonté du roi delà Grande-Bretagne, compter sur L'envoi annuel d'une Hotte angloise que le parlement d'Angleterre pourrait un jour trouver d'autant plus à charge que c'est pourun intérêt qui lui est totalement étranger ; qu'il ne faut pas tellement compter sur les heureuses dispositions que l'on a fait renaître en Suéde qu'elles ne soienl sujettes a changer d'an moment à l'autre, aussi longtemps que le duc de Holstein i

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