AFFAIRES DE L'OST-FRISE
attaché a ce jeune prince, et il en a souvent MttM tu minisi Leurs places. Tel a été le sieur Gabel, qui étoil secrétaire il de la Guerre et de la Marine. Le premier département ; donné au général major Corbtz el le second à l'unirai SODêtQd
Le sieur Hagen, secrétaire d'État des affaire? AJratgt passe pour un homme assez instruit; mais on > désintéressement n'est pas sa vertu favorite.
Un des premiers soins du chevalier de Camilly doit d'étudier les caractères et les affections de ceux tme ipri i 1 aura a vivre ou à traiter, non seulement pour régler -^ii BODduite sur cette connaissance, m;ii^ snOOK potn BD rendra rendre compte ù Sa Majesté. Au reste l'esprit de défiance M jalousie est tel à la cour de Copenhague que le chevalier Camilly ne peut éviter avec trop de soin loul M qui pootrafl le remire suspect si l'on découvroit les voies secrètes qu'il est nécessaire qu'il se ménage pour s'instruire de tout ce qui peut regarder le service de Sa Majesté.
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SUPPLEMENT A L IN STHtCTIOK DU CHEVALIER DL CAMILLY
Versailles, 1K août 11S6.
Comme on ne peut prendre d'engagements solides qu'autan! qu'ils ne portent aucune contrariété entre eux, Sa Majesté i voulu instruire le chevalier de Camilly sur une alïairr partieslîère qui a eu depuis peu des suites plus considérables que l'eu n'avoit prévu, et qui mérite une assez grande attention.
La province d'Ost-Frise est gouvernée par un prince particulier dont l'autorité u'cmpécbe pas que les États Généraux du pav n'en exercent une grande, particulièrement pour l'administration des finances. Celte forme n'a été établie qu'après de i disputes, qui ont toutes été terminées par la médiation i
1721 1 la princesse Sophie Madeleine, fille d'nn margrare de Brandebourg-Culmtn sciait Mpjgrf de son pire, et lassait venir 1 lui les mécontents, Lursuue diou Frédéric IV, le 12 Mtobrt 1730, Ajinc Sophie fut aussitôt dépouillée du litre d reine, d'une partie du ses biens, el reléguée dans son domaine de Claushulm, u elle mourut le 7 janvier 1743.
États Généraux, qui se trouvent garants de l'observation des concordats faisant aujourd'hui loi dans le pays, et qui ont acquis à cette occasion il y a plus de cent dix ans droit de garnison dans Emden, capitale d'Ost-Frise, et dans Lieroorl. Il est survenu depuis quelque temps des différends sur l'imposition des charges publiques entre le prince et les États d'Ost-Frise. Le prince, comme membre de l'Empire, a eu recours à l'Empereur, les Étals à la république de Hollande, L'Empereur a rendu quelques mandements favorables au prince d'Ost-Frise. Les Etals se sont opposés à leur exécution, sur le fondement qu'ils renversoient l'ordre des constitutions établies en Ost-Frise. L'Empereur, pour assurer l'effet de ses mandements, a donné des commissions exécutoires au roi de Danemark et à l'évoque île Munster, comme directeurs du cercle de Westphalie. En conséquence les troupes de Danemark el de l'évfiehé de Munster se sont avancées en Ost-Frise, et ont obligé la république de Hollande de renforcer leurs garnisons de Lieroort et surtoul d'Emden.
L'on peut croire que, la cour de Copenhague ayant quelques différends avec la Hollande sur des arrérages anciens que le Danemark prétend pour les troupes qu'il donna en 1701 pour le service des États Généraux, et dout on n'a pu convenir, elle n'a pas été fâchée de donner à cette occasion quelque mortification à la république, de mOmc qu'il paroit visiblement que I Empereur, appuyant aussi vivement le prince d'Ost-Frise, s'est proposé de faire naître de ce côté-là des embarras aux lloltandoi». dont la disposition 5 accéder au traité d'Hannover lui donne du mécontentement.
Sur cette exposition, le chevalier de Camilly jugera aisément que non seulement Sa Majesté ne peut refuser, en ce qui sera juste protection aux États Généraux, mais que même dans le temps qu'EUe a pris avec eux d'étroites liaisons. Elle ne pourrait voir sans beaucoup de peine le roi de Danemark agir pour ainsi dire hostilement contre les Hollandois, lorsqu'Elle désire île pouvoir former aussi des liaisons avec ce prince.
Sa Majesté sait que les princes directeurs des cercles ne purent se dispenser de *(■ charger des commissions qui leur
iU PROTOCOLE
seront adressées. Elle est même tellement persuadée des bonne intentions du Danemark qu'Elle aime mieux voir la commit sion exécutoire dont il s'agit entre ses mains qu'entre cefla d aucun autre prince.
Le chevalier de Camilly emploiera ses soins, à son arrivé* i Copenhague, à faire connoître à cette cour combien Sa Majcrf s'intéresse à ce qui regarde la république de Hollande, et combien Elle désire que le roi de Danemark contribue par sa conduite en cette occasion à laisser aux Hollandois le temps né» saire pour travailler tranquillement à pacifier les troubla d'Ost-Frise 1 .
Sa Majesté est môme* en état d'assurer le roi de DanenuL que les Hollandois sont prêts de régler définitivement, soiti Copenhague, soit à La Haye, l'affaire des anciens arréragn dont on n'a pu convenir, en sorte qu'Elle espère que cette n» velle considération pourra contribuer à assurer les bons office du chevalier de Camilly, qui en rendra compte sans retarde menl.
Il se concertera aussi sur ce point par le lord Glenorchj.