DEUX PLEINS. POUVOIRS
Elle a mieux aimé prendre le parti de prescrire à «on de voirie roi do Danemark sans lui remettre de lettre di'tn'un.v, que d'exiger d'abord une audience comme à l'ordinaire, dans laquelle Elle ne pourrait pas permettre au chevalier deCamilly de donner une lettre de créance avec le titre de Majesté. Le Roi est persuadé que le roi de Danemark ne pourra trou dans ce procède" rien qui ne lui soit très agréable.
Mais comme le chevalier de Camilly a besoin d'une auto salion pour traiter el conclure avec les ministres danois. Majesté lui fait remettre deux pleins pouvoirs, l'un avec qualité d'ambassadeur plénipotentiaire, l'autre qui n'empo: que le rang de plénipotentiaire. Il produira celui-ci pour traiter, el se servira de l'autre pour signer comme ambassadeur plénipotentiaire, a moins qu'il ne se présentât contre toute vraisemblance quelque difficulté qui le déterminât à signer comme plénipotentiaire seulement.
Sa Majesté n'entre ici dans aucun détail sur le cérémonial ambassadeurs h la cour de Copenhague. En général lccbevali de Camilly ne doit céder le pas en cette qualité qu'aux ambai sadeursde l'Empereur. Et à l'égard des traitements qu'il aura à recevoir ou à donner, il prétendra toujours d'être traité de même que les ministres de l'Empereur de même BUg.
Sa Majesté se réserve à lui donner à mesure ses ordres sur les cas qui pourraient survenir, et dans lesqoeLl le ofaenliff) de Camilly croirait avoir besoin de nouvelles Instructions.
Elle doit encore l'avertir qu'un des droits de ses ministres est d'avoir une chapelle. Dans la règle, elle n'est que pour son pour celui de ceux des François catholiques qui se trouvent à Copenhague. Mais s'il y avoit quelque naturel du pays habitant â Copenhague qu'il ne crût pas pouvoir se penser d'admettre à sa chapelle, il faut que ce soit avec les ménagements nécessaires pour qu'il ne puisse point dincideul à cette occasion. Ils sont ordinairement nuisibles bien de la religion.
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