‹ DanemarkChapitre 93 sur 147 · LB DUC DE HOLSTEIN ET LE CZAB · texte numérisé non relu

LB DUC DE HOLSTEIN ET LE CZAB

M fallut sur le principe, pour satisfaire le Danemar occupoit une partie delà Poméranic suédoiseel l'Ile &R sacrilier en sa faveur l'allié de la Suède, qui étui! d'Holstein; ainsi l'on garantit au Danemark la pOM duché - de Slcswick; mais en même temps que Sa ! donna les mains, Elle ne consentit pas à ce Holstein fût dépouillé de (!■ duché sans Mrc dédomm» leurs, et les ministres de toutes les parties contracta vinrent qu'il falloit une indemnité à ce prince. Il f dans un des traités signés alors que l'examen de seroit porté au Congrès de Brunswick qui, par l'ère" n'eut point lieu.

Depuis ce temps-la, celte vérité fut niée par quelqi sanecs, intéressées \< ce que cette espèce de dette ne : payée au duc d'Holstein, et surtout par le roi de I partie principale comme possesseur du Slcswick.

Cependant le duc de Holstein avoit trouvé prolec plusieurs côtés, comme auprès du Czar, ainsi que le qu'il contracta avec la fdle aînée de ce prince le prouva. I protection étoit si marquée que lorsque Sa Majesl une alliance avec le Czar, les ministres Mosc< dorent formellement la restitution du Slcswick, ce q pas possible, ou du moins une assurance de son i entière. Les termes que l'on demandoit cela de la Czar parurent trop forts, principalement à !

les raisons que l'on expliquera par la suite. Et ce fui obstacles qui rompit la négociation entamée sons le et continuée inutilement sous le règne île la fi duc d'Holstein avoit aussi conservé en Suède un p rable qui entretenoit des intelligences secrètes avec h vîtes.

Lorsque Sa Majesté fit négocier a Stockholm l'a la Suéde au traité de Hanovre ', on rencontra de gra cultes par les inslances que les Suédois firenl pour 1'

TKAITE DE HANOVRE, 1737 1S3

d'un article en faveur du duc d'Holstein. S'il aroit pu élre dressé d'une manière qui n'eût point été contraire à la garantie du Sleswiok en faveur du roi de Danemark. Si auroit eu aucune répugnance. Mais le sieur Pointe, ministre d'Angleterre, v forma l'opposition la plus vive ; il fallut se rendre, et enfin l'accession de la Suéde se fit sans qu'il fût ricu statué en faveur de la maison de Holstein.

Dans ces circonstances, l'Empereur ayant désiré de prendre des engagemens avec la Moscovie, consentit h en contracter eu faveur du duc d'Holstein; quoique l'on ait jamais eu mie connoissance distincte de leur étendue, l'on a cependant M lieu de croire que la cour de Vienne, [an! eu MB nom qu'au nom de celle de Madrid, s'éloil engagée à procurer la restitution du Sleswick et. en attendant, de payer au duc d'Holstein un subside annuel.

Cette opposition des engagemens de l'Empereur de Sa Majesté et de ses alliés forma une grande difficulté lors de la négociation des préliminaires pour l;i muni, n l'article qui slatue sur les alTaîres du Nord. Cependant, il fut slinnlé il 'mu! Guon telle que les engagemens de chaque pArtie n'eu ont point clé blessés ni attaqués.

En conséquence, le Congrès a été assemblé' ; c'est là que l'on a traité en général l'article du Sleawiek, non niu contradictions.

L'Empereur a parfaitement senti qu'il ne pouvoil exiger da Ba Majesté de concourir à la restitution d'un Étal qu'Ella evoil garanti au roi de Danemark; mais il h reshvignuit à dental* «1er au moins qu'on assurât une indemnité, et que l'on en DOBvint en faveur du duc d'Holstein.

L'on avoit vainement tenté d'y faire consu.nl ir ta tagloll

I. Le Congrès (|Qi devait d'nliotd rtre upsuiuMû ;\ Aix-Iu-Ch^ijinllo s'ouvrit In

11 juin 1728 à Soisaons. La restitution de Gibraltar et du Port-lltkoii 1 1 ' l'J.- 1 ■ igné, l'envoi d'un corpa de troupe» espagnoles dans les eut» d'Italie, dont l'ini'.uiL Don Carlos avait éW nommé l'héritier universel, lit suppression do In Compagnie d'Oilende, et le rétablissement du due de Holetein dans ses étals do Slosvig, lois étaient 1rs objets principaux qu'on se diipowil I y dhnii.T , nui* \$i

languirent incessamment, et il fut facile de provoir i]uc tons le» soins qOt I ' l'i- I

: donnait pour opérer un rapprochement général demSVMnli&l „ Histoire <t Allemagne, à cotte date.

iU NÉGOCIATIONS POUR LES DUCHÉS

qui, engagés, ainsi que l'on n'en doute pas, à contribuer moitié avec le Danemark à la satisfaction du duc d'Hul^l'in, désiraient non seulement que cet article ne fût poinl convenu, mais que même on ne reconnût pas qu'il étoit dû une indemnité à ce prince.

Il est vrai que l'on n'a pas de certitude entière snr cet en| gement des Anglois, et que l'on a vainement tenté de voir traité particulier qui fut fait en 1719 entre l'Anglelerrc et Danemark ; mais qnand on en a avancé en présence des ministres danois le soupçon, comme si l'on en eût eu la démonstration, ils ne l'ont point nié; même le sieur de Wedcrkop, presse" une fois sur cette affaire de Sleswick, laissa dans lavivacité échapper ces mots : h Mais que l'Anglelerre remplisse donc son engagement de contribuer à la moitié de l'ind< nité! .

Depuis cela, le comte de Casléja a tiré un aveu de vérité du sieur Diescau, ministre banovrien à Stockholm

D'ailleurs, il est certain que l'examen des moyens de former celle indemnité aurait emporté un temps considérable, éloil devenu précieux par l'importance de constater les au points de la paix générale.

Dans cette situation des choses, Sa Majesté a estimé que h MPwl Imijours gagner quelque chose que de proposer ■]>■ làtn traiter cette question entre les parties intéressées dans un terme fixé et limite. C'est dans cet esprit et sur ce principe que, dans le projet de paix provisionnelle qui a été dressé, on a inséré un article dont on joint ici la copie.

La cour de Danemark n'en ignore pas, parce qu'il en a élé parlé au sieur de Sehestedt, ambassadeur de Danemark près Sa Majesté. Mais le ministre a seulement répété les rai; générales que ceux de Danemark prélendoient qui dispensoi leur mailre de donner aucune indemnité au duc de Bolsl déclarant que, du reste, il n'étoil pas autorisé à traiter iiinlirre.

Ces raisons du Danemark ont roulé principalement sur ce que la maison de Holslein avoit, dans la dernière guerre du Nui!, pria parti pour la Suède, sur ce qu'elle avoit odïei

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ment trompé le roi de Danemark, sur co que les Danois n'avoient évacué les duchés de Brème et de Vcrden en faveur de l'Electeur du Hanovre et restitué à la Suéde ce qu'ils occupoieut de la Poméranic et l'île de Rugen qu'en considération de la conservation du Sleswick, et qu'ainsi le prix en étoit suffisamment payé, qu'enfin le duché leur étoit garanti sans condition ni restriction par la France et l'Angleterre. L'on avoit prévu tous ces engagemens quand Sa Majesté envoya le chevalier de Camilly à Copenhague, et Elle le mit en élut de les combattre, en même temps qu'Elle lui ordonna de tâcher de faire insérer un article dans le traité qu'il alloil négocier. Il est vrai que l'on ne put pas y réussir; mais le chevalier de Camilly ne laissa pas de faire connoltrc que jamais Sa Majesté ne pourrait se dispenser de procurer la satisfaction du duché de Holstein, qu'elle étoit nécessaire à la paisible possession dit roi de Danemark en particulier, et au repos du Nord en général, que quelque mécontentement que le roi <i<- Dam-mark eût eu de la conduite de la maison de Holstein, tout cela éloil couvert par la paix du Nord, dont tous les partis uvoient reconnu la nécessité et la justice de satisfaire le duc d'Holstein, que ce n'avoil été que dans cet esprit que Sa Majesté a voit consenti à donner la garantie du duché de Sleswick, et que, dans aucun temps, Elle n'avoit varié dans ses sentiments et dans ses desseins sur celte importante matière.

Le comte de Plélo peut, dans les premiers jours de son séjour à Copenhague, se dispenser de parler expressément de «■elle affaire si les ministres danois n'en parlent pas. Cependant, il ne doil pas laisser échapper les occasions qui se présenteraient de faire connoîlre sans affectation que le Roi est toujours «Jans les mêmes maximes sur ce qui regarde la situation du Word.

H peut être aussi qu'on lui fasse des reproches sur cet «rtîclc du traité provisionnel; au moins on a lieu de s'y attendre par les dernières représentations que le sieur de Seii -h ill a faites avec une espèce de protestation qu'il a accompagnée d'une réclamation à la garantie pure et simple que S;i Majesté a donnée du Sleswick, ainsi qu'on l'a marqué préce-

13(1 CONDUITE A TENIR DANS LES NEGOCI détriment. Cette réclamation est l'argument le plus Jes Danois, comme si Sa Majesté avoit par là exclu lu nécessité de satisfaire le duc de Holstein. Mais If l'I.'lo peut sur cela faire connoître que Sa Maj refuser cette stipulation à la justice el aux instances dt< pri| sauces qui ont quelque amour pour l'équité; que tout a ■{* Sa Majesté a pu et dû faire a été d'avoir procuré que cet «rtidi fûl rédigé de manière qu'il ne pût pas blesser le roi de Dutmark, ni lier les mains à ce prince sur la manu ses droits, et de former, en cas qu'il soit convenu nécessaire; que Sa Majesté sait même que souvent le nu Danemark a (ail faire à ce duc des ouvertures dira est impossible que le même esprit de justice qui li à Sa Majesté le roi de Danemark ne le porte encore à fan traiter de nouveau cette matière. Il peut ajouter que les lances sur cela vont devenir communes a toute va se trouver engagée à plaider la cause du <lu< et que Sa Majesté esl persuadée que si le roi i\- i portoit à faire quelques ouvertures qui fussent lu su bonne volonté et de son attention pour les prin sances, ce suroît pour ce prince un moyen de U plus glorieusement celte affaire que s'il attend le les représentations qui lui seront luîtes; il ru ; rendre qu'il la persévérance des ministres qui agiront d» en vertu de cet article.

11 faut donc s'attendre à voir les ministres de Danemark bri peines de ces représentations ; mais le comte de PlÔlo DSI cependant pas s'en départir.

La seconde tentative qu'ils feront peut-être pour cution du nouvel article sera sans doute do demai l'on entend par les mots de Purins intéressée» qui dem* nommer des commissions, et ensuite de dire que la ville* Hambourg, en disgrâce avec le roi de Danemark endroit où le prince puisse avec dignité envoyer .1.

Sur le premier point, le comte de Plélo petit foi que les mots de parties intéressées ne déterminent rien, p' la vérité moins il y aura de parties intervenantes,

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