RECENTES NEGOCIATIONS
j 'intention de Sa Majesté est qu'il se rende sans aucun retardement à Copenhague et que, dans la première audience qu'il aura du roi de Danemark en lui remettant sa lettre de créance, il donne à ce prince les assurances les plus fortes de l'amitié et de l'estime particulière du Roi ; il lui fera connoître que Sa Majesté, ayant vu avec un extrême plaisir naître des liaisons plus particulières avec sa couronne, sera aussi très attentive a les entretenir, et qu'Ellc n'aura même rien de plus à cœur que le les affermir en tout ce qui dépendra d'Elle.
Le comte de Plélo profitera des premières occasions qu'il i de voir les ministres pour leur parler dans le même esprit des favorables dispositions de Sa Majesté pour le roi leur maître.
Il est vraisemblable que, dans les premiers temps, les ministres ne seront pas fort empressés à lui parler d'affaires, parce que. vu la nature des circonstances, ils craindront que le comte de Plélo ne les presse sur plusieurs points dont ils ont toujours évité la discussion autant qu'ils ont pu, et sur lesquels il est nécessaire que le comte de Plélo soit instruit.
Le principal est celui du Sleswick, qui depuis longtemps Mi un obstacle au parfait rétablissement de la paix dans le Nord.
Il y a encore plusieurs autres articles sur lesquels il sera nécessaire de donner des connoissanecs au comte de Plélo, et qui seront traités dans la suite de cette Instruction.
Lors de la dernière paix du Nord, le plan que l'on suivit tour tirer la couronne de Suède de l'extrémité dans laquelle n malheurs de la guerre l'avoient précipitée, fut de travailler i. détacher quelques-uns des ennemis qui étoient pour elle le dus à redouter'.
I. En 1719, la Suéde, réduite aux dernière» extrémités, avait invoque la ntdiation de la France pour obtenir la paix arec tous ses ennemis. Elle conclut o 20 novembre le traite de Stockholm arec le roi d'Angleterre en sa qualité 'électeur du Hanovre. La Suéde abandonnait à ce prince tous ses droits sur le .6 de Brème cl la principauté de Vorden. Le roi d'Angleterre lui faisait pnjer n corn pensati nn. un million d'écus (i,f>00,000 livres), et s'engageait, par une conttntion du 31 janvier 1120, à lui fournir, ai la guerre conlinuail, un secours d'hommes contre le Danemark, et un pareil secours, avec un subside considérable.