‹ Danger des médicaments antisyphilitiques chez les rénauxChapitre 25 sur 30 · LEP OS · texte numérisé non relu

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stomatite, puis oligurie et azotémie progressive s’élevant jusqu’à 4 gr. 70, mort en 7 Jours.

Nous n'avons pas relevé d’accidents analogues par le cyanure, mais REDLICH rapporte une observation qui se rapproche des précédentes : intoxication mortelle avec stomatite, entérite et néphrite après une seule injection de 1 centimètre cube de novasurol.

Dans toutes ces obsevations, il persiste quelque chose de très mystérieux. Nous avons exposé pour quelles raisons on pouvait écarter l’idée d’une toxicité spéciale du produit employé ; l’observation de Nicoas et LacassAGxE, en particulier, est catégorique à ce point de vue. Il faut donc invoquer une susceptibilité individuelle, mais là encore, nous sommes arrêtés : plusieurs malades n’en étaient pas à leur première injection et les précédentes avaient été parfaitement supportées, pourquoi cette brusque intolérance ?

Il est intéressant, en tout cas, de rapprocher ces faits de ceux rapportés sous le nom de néphrite anaphylactique, par Ch. Ricuer, Tzancx et CouDper et dans la thèse d’Ignace Komen. Ce dernier rapporte six cas ou après injection de sérum, d'anthéma, ou après transfusion, il a observé après quelques jours l'apparition brusque d’anurie où d'oligurie avec cylindrurie et azotémie s’élevant à 2, 3, et même 5 grammes ; le tout évoluant en quelques jours vers la guérison, sans laisser aucune trace d’attemte rénale. De l’urticaire accompagnait ces néphrites

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que l’auteur qualifie : « maladie sérique à forme rénale ».

Les observations de Ch. Ricuer, Tzancx et Cou- DER sont analogues, mais une seule était consécutive à l’ingestion de viande crue de cheval ; une autre dont nous avons déjà parlé concernait l'injection de novarsénobenzol ; la troisième relate une histoire d’albuminurie massive survenant après chaque injection soit de novarsénobenzol, soit de sulfarsénol, soit de cyanure.

Théoriquement, si ces accidents relèvent d’une hypersensibilité individuelle, ils devraient se produire dès la première injection du médicament ? Pourquoi n’en est-il pas toujours ainsi ? Il faut avouer que nous n’en Savons rien.

Des accidents aussi brutaux que ceux dont nous venons de parler nous semblent absolument impossible à prévoir, aussi, nous n’insisterons pas sur ces faits dont nous ne parvenons à tirer ni une explication rationnelle, ni un enseignement pratique. Une seule notion est à retenir, elle est très importante : c’est qu'un malade ayant déjà supporté un traitement, une ou plusieurs série d’injections de novarsénobenzol, par exemple, n’est pas forcément à l’abri des accidents ; par conséquent, nous ne sommes nullement dispensés dans ces cas, de prendre toutes les précautions utiles. Le rein est toujours soumis à un certain degré de surmenage, au cours du traitement anti-syphilitique ; nous rapellerons ici les sages réflexions d’Avramocivi € Un traitement

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régulier de la syphilis nécessite l'intégrité du rein ; après deux ou trois ans, le plus souvent, le surmenage et la fatigue du rein sont la conséquence du traitement antiluétique ». C’est ce qui nous fait comprendre que les premières séries de médicaments sont bien tolérées tandis que des accidents apparaissent au cours des séries suivantes.

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