‹ Dangers de l'anesthésie mixte: Accidents tertiaires après l'éthérisation ou la chloroformisation, précédée de l'injection atropo-morphiniqueChapitre 3 sur 24 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Pendant le semestre d’été 1892, où nous suivions les leçons cliniques de M. le professeur Poncet, nous avons été témoin de quelques accidents survenus chez des malades qu’on avait anesthésiés par la méthode mixte. Des complications, en quelque sorte post-anesthésiques, nous furent signalées par notre Maître dans une de ses leçons. L'observation clinique nous avait permis à diverses reprises d’être témoin de cas semblables, il nous engagea à en étudier les causes, la pathogénie.

La chose méritait d'autant plus d’être étudiée que des accidents mortels se seraient produits, selon toute apparence, si les malades avaient été abandonnés à eux-mêmes après l’opération. Ces cas que nous avons eu l’occasion d'observer ne sont pas isolés dans la science; c’est ainsi

qu’en 1890 MM. Reynier et Terrier firent à la Société

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ir 6 de chirurgie une communication sur deux cas de mort survenus dans des conditions identiques.

Ces questions d’anesthésie sont excessivement délicates à traiter.

Il nous a paru peut-être téméraire, avec nos faibles lumières, d'aborder un problème aussi ardu. Si nous l'avons essayé, ce n’est que par notre amour-propre flatté par la confiance qu’on avait eue en nous, et rassuré par la bienveillance que notre Maître nous a toujours témoignée. Nous réclamons donc toute l’indulgence de nos juges pour ce modeste travail ; si nous n’avons fait mieux, c’est que les forces nous ont trahi.

M. le professeur Poncet nous a confié ce sujet et a bien voulu accepter la présidence de notre thèse, qu’il reçoive ici le témoignage de notre vive reconnaissance. MM. les professeurs Hugounenq et Dubois nous ont ouvert avec la plus grande bienveillance leur laboratoire, ils ne nous ont pas ménagé leurs conseils dans les délicates pratiques de la chimie et de la physiologie, nous leur adressons nos remerciements les plus sincères.

Merci, enfin, à nos camarades, les D Zimmerman et Rispal, qui ont mis à notre disposition leur connaissance

approfondie de la langue allemande.

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