‹ Daniel Lambert drame en cinq actes en proseChapitre 111 sur 117 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

à lui.) Oh \ ne me chasse pas. ne me chasse pas encore ! (siienc» <ie D.iniei.) Daniel, si tu savais mes souffrances, mes remords! Va, ils ont bien fait leur métier de bourreau! Le lendemain de cette triste fôte où tu m’as maudite, je suis partie, j’ai quitté Paris, non, je l’ai fui! Je voulais vaincre mon amour, il m’a vaincue, me voilà soumise et repentante à tes genoux. Pardonne-moi, pârdonne-moi I

DANIEL, t'Sloigatnt à droite*.

Il y a longtemps déjà que j’ai tout oublié, madame!

MADAME DE THOMEREL, te releTent.

Oh! si j’avais pu oublier aussi, moi 1 Je voulais la fuir. Ion image était toujours devant moi! Je le chassais, et il revenait sans cesse, le souvenir ardent des amours disparues! (Daniel t-atsied tur i»

fauteuil à droite let jeux flxdt tur la .cliambre où te troure Madeleine.) Âh ! COmme

je suis partié légère, alerte, et comme elle marche lentement, la voiture qui nous ramène! Avec quelle joie je suis arrivée! Hevoir Paris, c’était presque te revoir. Et quel jour j’avais instinctivement choisi ! comme mon cœur m’avait bien guidée! On applaudissait hier, je pleurais. Chacun répétait ton nom, seule, je n’osais plus le redire; j’étais dans cette petite loge que nous prenions toujours, tu t’en souviens? Personne ne m’a vue; autrefois, nous la choisissions pour que jiersonne ne nous vit! J’écoutais avec mon âme à toi tout entière alors; cette chanson, lu l’avais composée pour moi; un soir de juin, nous l’avions fredonnée ensemble , et quand les paroles manquaient , nous les remplacions par des baisehs. Ce sont mes souvenirs qui chantaient ton œuvhe sereine ! Et mon âme frémissante, abattue, ravie, s’est écriée : Je l’aime, je l’aimet (Dxoïei •« Ut».) Comme je te crie encore à cette heure suprême : Je t’aime, je t’aime! (eii« lui prend u m«in.)

DANIEL, M ddgageeni et ee ramjant à gauche*.

Vous m’aimez? AhI

MADAME DE THOMEREL.

Tu ne me crois pas? Ah! oui, je comprends, tu ne dois pas me croire. Tiens, demain, je puis être riche; demain, je puis deve-

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